Le poète Jean Chapdelaine Gagnon à Des anges et des mots

COMMUNIQUÉ POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Montréal, le 5 novembre 2016 – Jean Chapdelaine Gagnon sera la tête d’affiche de la soirée Des anges et des mots du 8 novembre prochain. Outre monsieur Chapdelaine Gagnon, les anges déçus accueilleront à cette occasion Gabrielle Boulianne-Tremblay, Maëlle Dupon et Jean Yves Métellus.

ff1dca_cdcb20e9168d4bc288c1cb876ca79acbJean Chapdelaine Gagnon a publié une quinzaine de recueils de poésie, la plupart aux Éditions du Noroît. Son œuvre décline la recherche de l’absolu de plusieurs façons, comme en témoigne les titres L dites Lames (1980), Cantilène (2006), Antonia (2013), Hallali (2015) et Abécédaire d’un zoo sans frontières (2016). En plus de ses activités poétiques, Jean Chapdelaine Gagnon a été également traducteur, chargé de cours en littérature et collaborateur au journal Le Devoir.

12841258_435526609976912_7521917432230574494_oÉtoile montante de la scène artistique d’ici, Gabrielle Boulianne-Tremblay a publié un puissant premier recueil, Le ventre des volcans, en 2015. La même année, elle s’est illustrée dans le court métrage poétique Broadway brûle. Plus récemment, elle tenait l’un des principaux rôles de Ceux qui font les révolutions à moitié n’ont fait que se creuser un tombeau, Prix du meilleur long métrage canadien lors de l’édition 2016 du prestigieux Toronto Film Festival. Gabrielle travaille présentement à deux projets littéraires, un roman et un second recueil de poésie.

jeanyvesmetellusD’origine haïtienne, Jean Yves Métellus explore les espaces intérieurs et rend compte de l’exil mieux que quiconque. Sur scène, son chant créole s’élève telle une plainte qui chercherait à réconcilier le pays des origines et celui rêvé. Jean Yves Métellus a entre autres publié Œil profane (2000), D’une rive à elles (2012) et Interlunes (2014). L’artiste s’adonne également à la peinture, entre autres formes d’expression artistique. Dans son Haïti natal, il a enseigné la littérature et animé des émissions de radio à caractère littéraire.

10559891_10153339091182748_3992940887897409885_nOriginaire de France – et plus particulièrement d’Occitanie -, Maëlle Dupon, poète, nouvelliste et traductrice, poétise à la fois en occitan et en français avec un égal bonheur et autant d’éclat. En plus de multiplier les lectures publiques, elle s’est fait remarquer au sein du duo Fin Amor, aux côtés du musicien et poète Louis Royer, avec qui elle a animé les récitals hommages Poésie du centre-ville. Parmi ses autres faits d’armes, mentionnons la publication d’un recueil de poèmes bilingues, La couleur lente de la pluie, aux Éditions Jorn (2013); une participation aux festival Voix de la Méditerranée (2013) et Voix Vives (2014); ainsi que sa contribution à l’organisation des Dix heures de poésie 2015.

À propos des anges déçus

LesangesClaudine Lippé et Robert Hamel ont formé les anges déçus en 2015. Claudine Lippé a remporté le premier prix du concours de poésie La rivière des Mille-Îles m’inspire en décembre 2015. Pour sa part, Robert Hamel a publié Les souvenirs ventriloques (Éditions de l’étoile de mer, 2013). Outre de nombreuses lectures publiques et un recueil à deux voix en chantier, chacun nourrit des projets en solo.

À propos du Bistro Le Sainte-Cath

BistroEn phase avec la collectivité, Le Bistro Le Sainte-Cath (www.stecath.com) combine cuisine créative, scène artistique vivante et aide aux personnes marginalisées. Pour cette raison, le Bistro verse tous ses profits à un nombre important d’organismes communautaires et agit à titre d’incubateur d’artistes en proposant chaque année quelque 260 spectacles gratuits et variés.

Les anges déçus et le Bistro Le Sainte-Cath attendent le public en grand nombre le 8 novembre 2016. Le Bistro est situé au 4264, rue Sainte-Catherine Est (métro Pie IX et autobus 139 Sud ou métro Papineau et autobus 34 Est). L’entrée est gratuite. Pour réservations : 514-223-8116.

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Renseignements :
Robert Hamel
roberthamelap@gmail.com
514-831-8798

José Acquelin passe à table aux Contes à rendre

José Acquelin

Le poète primé José Acquelin, Prix du gouverneur général 2014 pour son recueil Anarchie de la lumière (Éditions du Passage, 2014)passe à table au cours de l’édition du 10 septembre 2015 de Les Contes à rendre, diffusée sur les ondes de Radio Centre-ville (102,3 FM) et webdiffusée au www.radiocentreville.com. À cette occasion, l’auteur est cuisiné avec soins par les mirontons Jean Yves Métellus et Robert Hamel. José Acquelin s’est livré avec beaucoup de candeur et de générosité, abordant des thèmes tels que la poésie, l’art, la vie, la mort, la liberté, la création, la diffusion, le chaos, l’imprévisible, la coïncidence et, bien sûr, la lumière.

Les Contes à rendre est diffusée tous les jeudis, de 6 h à 8 h.
Production et recherche : Nathalie Turgeon et Marc-André Lavoie
Réalisation, coordination et régie : Marc-André Lavoie
Captation vidéo : Akim Kermiche

Entrevue José Acquelin passe à table en format vidéo

Cassé (clip de David Leduc, alias Le Grand Slack)

Voici Cassé, un clip de David Leduc, alias Le Grand Slack, qui a été programmé sur les ondes de MusiquePlus récemment.

© 2015, David Leduc (http://www.legrandslack.zimbalam.com) et Les Productions SuperOli. Vidéo : Frédérique Bérubé (http://www.frederiqueberube.com)

Lune funambule tient à remercier David Leduc pour son aimable autorisation.

Métaux (Marco Geoffroy)

métaux

Métaux
La musique qu’on ne veut pas entendre
cet air perce-oreille
qu’on fusille
qu’on torpille d’une ferraille sous-marine
les mots crève-coeur ancrés dans le haut-parleur
crasse mélodie invisible
cette musique imbécile
des beats débiles
corpus d’atmosphère
le coeur solide
une construction prospère
en portées décimées d’enfer et de notes traversières

Déprimé, désolé, comme un riff de guit plein de bouette
qui veut pas se déterrer
le fuzz dans le tape
addict du volume
l’amour sans filtre
les scènes censurées, emboucanées
les paroles serrées

Toutes ces musiques sont des heures
qu’on ne veut pas entendre

— Marco Geoffroy, Coma symphonique, paru dans Poèmes du lendemain 21, © 2012, Écrits des Forges.

Marco Geoffroy participera à la soirée SoloVox en hommage à Thérèse Renaud qui aura lieu le 25 mars 2015 au bar L’Escalier Montréal et qui sera animée par Éric Roger.

Yvon Jean, poète, anarchiviste et révolutionnaire (ou Il était une fois une révolution… pacifique)

 

Mine de rien (extrait)
Mine de rien

J’ai réussi à vous faire croire que j’étais poète
Que j’avais le talent nécessaire pour être ainsi qualifié
C’est quand même pas rien, déjà un bon bout de faite
Qui aurait cru qu’un de ces jours je serais là, à vous le clamer

Mine de rien

Mine de rien, avec le temps, sans trop savoir à partir d’où
Un certain soir, sur une scène, comme ici, quelqu’un y a cru
Une certaine personne,  un certain jour, a pensé que malgré tout
Je devais être de ce genre, faire partie de, cette personne aura vu

Mine de rien

Aura vu, su, ce qui m’habitait, ce que je cherchais, ce que j’étais
Aura surtout cru que, moi, je pouvais de cette confrérie faire partie
Cette personne je lui dois tout, sur la mappe elle m’a mise à jamais
Elle aura cru en moi plus que moi, au delà de tout, même de ma poésie

Mine de rien (…)

— Yvon Jean, Mine de rien, Marche à la poésie, 2015 © tous droits réservés. 

Yvon Jean

Yvon Jean
Poète de la rue, des sans paroles, des exclus : voilà comment il se décrit depuis la première fois où il est monté sur scène, il y a bientôt huit ans.

Yvon Jean, qui est né à Montréal et a étudié à l’université de la vie, revient de très loin : marginalisé, il a connu, pendant de longues années, la rue, l’errance, l’itinérance. Mais il n’a jamais oublié son rêve : devenir un jour poète.

Au style unique, déconcertant, anarchique, fils de bûcheron, il a bûché sa vie à grands coups de rimes et de désespoir, ne croyant qu’en la liberté, l’absolu…. ne croyant qu’en la poésie.

Cliquez sur le lien qui suit pour vous écrire à l’artiste et vous procurer son recueil-fleuve, Marche à la poésie ou le Collectif de la révolution poétique, tome 1 (vous devez être connecté à Facebook pour que ce lien fonctionne).

Cliquez ici pour vous procurer le collectif de la révolution poétique, tome 1 (vous devez être connecté à Facebook pour que ce lien fonctionne).

L’événement mensuel Poésie du centre-ville rendra hommage à Yvon Jean le dimanche 15 février 2015, à compter de 16 h 30, au bar Piranha, 680, rue Sainte-Catherine Ouest, à Montréal (métro McGill). Les événements Poésie du centre-ville sont organisés par Louis Royer et Maëlle Dupon et ont lieu le troisième dimanche du mois de septembre à juin.

Interlunes (Jean-Yves Métellus aux Contes à rendre, 22 janvier 2015)

Interlunes (extraits)

(…)
Dans les replis de l’eau
La lune au ciel levant
Danse telle une femme nue

D’un rideau transparent
Une pluie cache à peine
Les seins de la nuit

Quand naît le petit jour
Tous les arbres en silence
Portent le sanglot des adieux (…)

 

(…)
La glaise impalpable
Que je tends à chacun
Évoque les grandes mutations

Même à pas feutrés
J’irai errer
Dans le noyau des douleurs

L’amour sera souverain
S’il porte à chaque fêlure
Le testament des adieux (…)

 

(…)
Incapable d’allégeance
J’étreins pourtant la certitude
Jamais aussi secrète

Voici venir des mages
Revêtus d’oripeaux
Dans l’enceinte lumineuse

L’apothéose est dans l’instant
Si beau où la chair
À l’esprit se noue

– Jean-Yves Métellus, Interlunes, tous droits réservés, Éditions des Vagues, Haïti, novembre 2014.

Entrevue complète de Jean-Yves Métellus en format vidéo (s’ouvre dans un nouvel onglet) lors de la chronique De parole et de lumière dans le cadre de l’émission Les contes à rendre sur les ondes de Radio Centre-Ville, 102,3 FM, la radio communautaire multilingue de Montréal.

Vous pouvez acheter le recueil Interlunes en envoyant un message à l’auteur sur sa page Facebook (vous devez être connecté à Facebook pour que ce lien fonctionne).

Émission complète en format MP3 :

 

Jean-Yves Métellus est né en Haïti et vit actuellement à Montréal.

Interlunes designe un espace onirique entre l’enracinement et l’exil, un univers fait d’astres nouveaux, d’éclipses et de mystères. Les textes de ce corpus naissent d’une exploration des haïkus, petites poèmes d’origine japonaise bondés de mystères, mais révélant tout autant la force de l’instant. Tous les poèmes ici reprennent la force du tercet, sans respecter le nombre de pieds, mais évoquant autant que possibles certains aspects appropriés au genre. Chaque texte, tout en se liant à l’ensemble, tente le pari de l’autonomie. Enfin, entre deux hémisphères, deux pôles du réel — ici et ailleurs —, cet espace constitue un refuge pour la sublimation de l’être face aux assauts du néants et des morsures de l’incréé.

Prestation de Jean-Yves Métellus lors de l’hommage à Jean Royer (Poésie du centre-ville, 18 janvier 2015)

Les contes à rendre du 15 janvier 2015

Éric Arson dans les studios de Radio Centre-ville (Crédit photo : Akim Kermiche)

Lune funambule vous présente l’émission intégrale en format audio MP3 de Les contes à rendre qui a été diffusée le jeudi 15 janvier 2015, de 6 h à 8 h, sur les ondes de Radio Centre-Ville, 102,3 FM, à Montréal. L’émission est également disponible sur Internet (www.radiocentreville.com) ainsi que sur DailyMotion (chaîne d’Yvon Jean Poète).

À cette occasion, je recevais, dans le cadre de la chronique De paroles et de lumières, l’animateur de radio, poète, vidéaste, peintre et dessinateur Éric Arson. L’émission comprend également Les chroniques du conseil, de Jennifer Lee-Baker et Chantal L’Heureux, qui recevaient les responsables de bazoom.ca et de Baz, Simon Duplessis et Sylvain Bazinet.

Avec Yvon Jean, Marc Lavoie, Yvon d’Anjou et Akim Kermiche.

 

Entrevue avec Éric Arson en format vidéo (s’ouvre dans un nouvel onglet sur la chaîne DailyMotion du poète Yvon Jean)