Rappel : Soirée SoloVox du 28 mars

L'affiche de la soirée SoloVox du 28 mars 2012.

La soirée SoloVox du 28 mars prochain vous en mettra plein les… oreilles! En effet, le poète montréalais Éric Roger, le grand responsable de l’événement, a concocté un menu spectaculaire pour l’occasion. Le romancier Jean Barbe récitera d’abord La marche à l’amour du grand Gaston Miron avec le concours de l’assistance. Puis, Roger Tabra, complice d’Éric Lapointe et auteur de centaines de chansons, livrera ensuite sa poésie avant de céder le micro à Tony Tremblay, récipiendaire du prix Émile-Nelligan 1998. Viendront ensuite tour à tour les musiciens Rémi Lauzon et Marc Déziel. Comme toujours, la soirée fera la part belle à la relève en accueillant Vicki Laforce et Robert Hamel, puis se clôturera par la traditionnelle séance de micro ouvert. Le tout aura lieu de 19 h à 21 h, au bar L’Escalier, 552, rue Sainte-Catherine Est, à deux pas du métro Berri-UQAM. Le prix d’admission est de 7 $ et vous donne droit à un livre de poésie au choix.

À propos d’Éric Roger
Né en 1969 à Montréal, Éric Roger est un prolifique poète et un fanatique de musique. En 1994, il entreprend à CISM un parcours radiophonique qui se soldera par 450 émissions à l’antenne, puis relance Poète, vos papiers! à CINQ-FM. Il publie six recueils de poésie entre 1995 et 2012, soit :

  • Simple Imagination (1995)
  • Dans la bonne saison des talents (1996)
  • Un Paradis dans le néant (2006)
  • Narcissique dans le bec de l’autruche (2010)
  • Admission pour nulle part (2011)
  • Le Théâtre de l’âme (2012)

Au tournant des années 2000, il lance et anime les soirées de poésie-slam SoloVox, point de rencontre des musiciens et des poètes, faisant ainsi revivre la tradition des soirées de poésie qu’avait institué son ex-mentore, la regrettée poétesse Janou Saint-Denis.

Pour plus d’information, consultez le www.solovox.ca.

Leclerc-Black en spectacle au bar Les Pas Sages

Le duo Leclerc-Black se produira en spectacle au bar Les Pas Sage, le 27 mars, à compter de 20 h.

Le duo formé d’Annick Leclerc et de François-Pierrôt Black se produira en spectacle le 27 mars, à 20 h, au bar Les Pas Sages, 951, rue Rachel Est, à Montréal. À cette occasion, Leclerc-Black vous offrira une soirée en musique et en chanson teintée de folk, de country, de blues et de bien d’autres choses. Admission : 5 $.

Périphérique, la poésie québécoise

Le poète Claude Beausoleil sera en vedette à l'occasion de la Semaine de la poésie des Laurentides.

Si la métropole québécoise est le centre névralgique de l’activité culturelle de la province, d’autres régions font preuve d’une saine vitalité culturelle, entre autres dans le domaine de la poésie.

En ce début de printemps, les Laurentides se signalent avec une semaine de la poésie bien à elle. En effet, la Semaine de la poésie des Laurentides se tiendra du 24 mars au 1er avril 2012. En voici le calendrier :

24 mars, 16 h à 18 h
Inauguration officielle du Centre de poésie des Laurentides (CPL). Hébergé dans la Bibliothèque Claude-Henri-Grignon, à Sainte-Adèle, le CPL comptera quelque 13 000 recueils de poésie dans plusieurs langues ainsi que des essais et des livres d’art liés à cette forme littéraire, disponibles pour la consultation ou la recherche. Le CPL est le fruit du labeur et de la persévérance de l’Association des auteurs des Laurentides (AAL).

À ce sujet, la présidente de l’organisme, Mme Pauline Vincent, affirme d’ailleurs : « Le CPL sera un lieu de mémoire poétique et de dynamisme. On y viendra pour consulter les livres, mais aussi pour les animations qui s’y dérouleront quatre fois par année, les spectacles de poésie et les expositions autour de l’œuvre d’un poète. »

24 mars, 19 h 30
Soirée Gens de paroles, au Carrousel café de Saint-Jérôme. Animée par la poétesse Nancy R. Lange, cette activité permettra à tous ceux qui le souhaitent de lire leur poésie ou d’écouter celle des autres lors d’une séance de micro ouvert. Une collecte de fonds aura lieu au profit de l’organisme Haïti-Laurentides. Le chanteur et musicien Wesli, lauréat du prix Révélations musicales Radio-Canada 2009-2010, en sera l’invité spécial.

28 mars, 19 h 30 à 21 h
Claudine Thibodeau animera la soirée Voyage au cœur de la poésie à la Bibliothèque Guy-Belisle, à Saint-Eustache. Le poète bien connu Claude Beausoleil sera le point de mire de l’événement.

29 mars, 12 h 10 à 13 h 10
Les amateurs de poésie ont rendez-vous avec les poètes Claude Beausoleil et Yolande Villemaire à l’occasion de l’événement La vie d’un couple d’écrivains, à la Bibliothèque de Sainte-Thérèse.

31 mars, 20 h
Le Théâtre du Marais accueillera le spectacle Totem-Poésie, à Val-Morin. À cette occasion, Claude Beausoleil, Yolande Villemaire, Antonio D’alfonso, David Goudreault et Caroline Rivest prendront la parole.

1er avril, 14 h
La Semaine de la poésie des Laurentides se clôturera avec la tenue de deux activités : À la découverte des sonnets de Val-David, au Centre d’exposition de Val-David, et De feu dépouillée, j’ai invoqué les sorcières, un récital-performance de Nancy R. Lange qui portera sur des textes de Jeanne-Mance Laplante, au Café Citrus, à Saint-Adèle.

Avec son calendrier chargé, la Semaine de la poésie des Laurentides révélera de nombreux visages de la poésie d’ici, pour le plus grand plaisir des amateurs de cette forme d’art.

Arrivée spectaculaire du printemps à SoloVox

Affiche de la soirée SoloVox du 28 mars

Le poète montréalais Éric Roger, le grand manitou de SoloVox, a concocté un menu spectaculaire pour l’édition du 28 mars prochain. En lever de rideau, le romancier montréalais bien connu Jean Barbe demandera à l’assistance de réciter avec lui La Marche à l’amour du grand Gaston Miron. Roger Tabra, complice d’Éric Lapointe et auteur de centaines de chansons, livrera ensuite sa poésie avant de céder le micro à Tony Tremblay, récipiendaire du prix Émile-Nelligan 1998 pour son recueil Rue Pétrole-Océan. Viendront ensuite tour à tour les musiciens Rémi Lauzon et Marc Déziel. Comme toujours, la soirée fera la part belle à la relève en accueillant Robert Hamel et Vicki Laforce, puis se clôturera par la traditionnelle séance de micro ouvert. Le tout aura lieu de 19 h à 21 h, au bar L’Escalier, 552, rue Sainte-Catherine Est, à deux pas du métro Berri-UQAM. Le prix d’admission est de 7 $ et vous donne droit à un livre de poésie au choix.

À propos d’Éric Roger
Né en 1969 à Montréal, Éric Roger est un prolifique poète et un fanatique de musique. En 1994, il entreprend à CISM un parcours radiophonique qui se soldera par 450 émissions à l’antenne, puis relance Poète, vos papiers! à CINQ-FM. Il publie six recueils de poésie entre 1995 et 2012, soit :

  • Simple Imagination (1995)
  • Dans la bonne saison des talents (1996)
  • Un Paradis dans le néant (2006)
  • Narcissique dans le bec de l’autruche (2010)
  • Admission pour nulle part (2011)
  • Le Théâtre de l’âme (2012)

Au tournant des années 2000, il lance et anime les soirées de poésie-slam SoloVox, point de rencontre des musiciens et des poètes, faisant ainsi revivre la tradition des soirées de poésie qu’avait institué son ex-mentore, la regrettée poétesse Janou Saint-Denis.

Pour plus d’information, consultez le www.solovox.ca.

Les « démocrosseurs »

Francis Grenier, un étudiant du Cégep de Saint-Jérôme, a été grièvement blessé par une bombe assourdissante alors qu'il manifestait paisiblement. Les médecins croient qu'il pourrait perdre l'usage d'un oeil.

Je le confesse d’entrée de jeu : je suis un rêveur. Je suis aussi sans doute un peu naïf. Je suis de ceux qui croient que l’on peut construire la réalité et changer la société à grands coups d’audace. Je suis de ceux qui rêvent que l’on reste tous chacun chez soi un jour ou deux, le temps que l’ordre économique actuel s’effondre afin que l’on puisse construire un monde nouveau. Que voulez-vous, je suis ainsi fait : je préfère le rêve et la naïveté au cynisme et à la désillusion.

Je suis aussi de ceux qui croient que mes contemporains sont trop souvent apathiques. Qu’il leur manque le goût de l’effort individuel et collectif. Qu’ils ont bien trop peur de s’engager. Qu’ils restent trop souvent assis sur leur steak et qu’ils passent trop de temps à regarder une poignée de gars armés de bâtons et de patins se défoncer la carcasse pour prouver qu’ils sont supérieurs à la gagne d’en face, pendant que 22 000 personnes les regardent sur place et que quelques centaines de milliers d’autres assistent au même spectacle, bien installés dans leur La-Z-Boy. Bref, je trouve que nous sommes trop souvent les spectateurs de la vie des autres et pas assez souvent les créateurs et les acteurs de notre propre vie. Sans doute faut-il avoir longtemps regardé la mort dans le blanc des yeux pour vraiment savoir ce que c’est que vivre. Mais je digresse. Revenons à nos moutons.

J’imagine que c’est en partie pour ces raisons que, même si je crois que les droits de scolarité augmenteront un de ces quatre, j’ai envie d’applaudir à deux mains lorsque je vois les étudiants descendre dans la rue et protester contre la hausse des droits de scolarité. J’admire leur courage et leur détermination. Voilà enfin un groupe qui croit en quelque chose et qui est prêt à le crier.

Je me disais récemment que je les trouve tellement beaux que j’irais bien marcher avec eux. Après tout, je crois en la démocratisation de l’instruction : j’en suis le produit. Je crois aussi que, dans une société idéale, l’instruction devrait être gratuite. Je n’ai d’ailleurs jamais compris que les entreprises, qui tirent profit de la formation de leurs employés, ne participent pas davantage au financement du système d’éducation. Bien sûr, les partisans du néo-libéralisme me diront que je ne comprends rien à l’économie. Soit.

Mais je n’irai pas marcher avec les étudiants. Non pas que je n’en ai pas envie. J’aime bien marcher et je joindrais volontiers l’utile à l’agréable en me joignant à eux ou à leurs enseignants. Mais je ne le ferai pas pour ce qui m’apparaît être une bonne raison.

Je suis travailleur autonome. J’exploite, avec mon épouse, une petite entreprise qui, sans moi, ne fonctionnerait pas. Et depuis que j’ai vu ce qui est arrivé à Francis Grenier, le goût de descendre dans la rue m’est un peu beaucoup passé. Je n’ai pas les moyens de me faire enfoncer un « bâton droit télescopique » dans les côtes ou un genou dans le dos. Je n’ai pas non plus les moyens de me faire casser un poignet ou de me faire éborgner. Non, je n’irai pas marcher avec les étudiants et je trouve ça bien dommage.

Jusqu’à il y a peu, je croyais encore, bien naïvement sans doute, vivre en démocratie. Je sais maintenant qu’il n’en est rien. Lorsqu’on a peur de descendre dans la rue et de revendiquer ce en quoi on croit, lorsqu’on a peur de hurler ses rêves à tue-tête, on n’est pas tout à fait libre.

Je sais bien qu’on ne peut donner le bon Dieu sans confession à tous les manifestants étudiants. Je sais bien que, dans toute foule, il y a des électrons libres qui sont prêts à libérer la colère sourde qui gronde en eux au moindre prétexte. Je sais bien que, en situation de confrontation, le cœur humain est prompt à la haine.

Mais je sais aussi que les mouvements de protestation sont régulièrement infiltrés par des agents provocateurs qui visent à les discréditer auprès de la population. Je sais aussi que les manifestants étudiants ne portent pas de casques avec visière, qu’ils n’ont pas de matraques, pas de bonbonnes de poivre de Cayenne ou de bombes assourdissantes. Je sais aussi que l’on ne doit pas avoir peur de manifester. Et je me pose de sérieuses questions sur les agissements des policiers. Après tout, un manifestant qui a peur, c’est potentiellement un manifestant de moins.

Je souhaite que le mouvement étudiant parvienne à ses fins. Mais j’observerai le tout de chez moi, car je sais maintenant que la démocratie n’est qu’une illusion. Je sais maintenant qu’il n’existe que des formes et des degrés différents de dictature, mais que toutes pratiquent la répression.

J’espère que l’on me pardonnera les mots violents et vulgaires de ma conclusion, mais ils traduisent fidèlement ma pensée et, au demeurant, ils ne sont pas plus violents et vulgaires que le comportement des autorités. Je sais maintenant que je vis en « démocrasseuse » et que je suis gouverné par une bande de « démocrosseurs ».

Mais, en bon rêveur que je suis, j’ose espérer que marcher dans la rue ne sera bientôt plus un sport extrême.

La parole au féminin

En ce 8 mars, je cède la parole aux femmes. En voici quatre qui, en dépit de leurs origines différentes, partagent une même fougue, une même audace, une même soif de vivre et de dire : Chloé, Marie-Jo, Sarah et Tori. La Québécoise, l’Acadienne, la Canadienne et l’Américaine. Quatre voix, deux langues, mille bonheurs.

Bonne Journée internationale de la femme à tous, mais surtout… à toutes.

Lettres québécoises : six pages sur la poésie d’ici

Le numéro 145 de Lettres québécoises est actuellement en kiosque.

L’édition printemps 2012 (numéro 145) de Lettres québécoises, la revue de l’actualité littéraire, consacre six pages à la poésie d’ici. Outre des poètes majeurs tels que Claude Beausoleil (L’Autre voix), Élise Turcotte (Ce qu’elle voit) et Roger Des Roches (Le nouveau temps du verbe être), le magazine aborde des œuvres signées Geneviève Blais (La nuit la meute), Isabelle Gaudet-Labine (Mue), Jean-François Bernier (Le dormeur accompagné de son ombre blanche), Marie Bélisle (Je suis un livre), Maude Smith Gagnon (Un drap. Une place) et François Godin (La victoire jamais obtenue). Neuf poètes, neuf facettes de la poésie québécoise actuelle. Lettres québécoises, printemps 2012 (numéro 145), 8 $. En kiosque maintenant.