Yvon Jean, personnalité poétique underground de Montréal 2013

Le poète Yvon Jean (crédit photo : Jean-Claude Collet)

L’année 2013 s’est avérée fertile dans le milieu de la poésie underground montréalaise, et le poète, animateur (de soirées de poésie, de webtélé et de radio communautaire) et vidéaste-photographe Yvon Jean a été sans contredit l’une de ses figures emblématiques. Après avoir sondé le pouls d’un certain nombre d’artisans de la scène, Lune funambule lui décerne donc le titre de Personnalité poétique underground de Montréal 2013. Yvon Jean trône ainsi au sommet d’une liste qui inclut Pascale CormierYvon d’Anjou, les responsables du site Internet Poème Sale (Charles Dionne et Fabrice Masson-Goulet), Marjolaine Robichaud et Éric Roger.

Tout d’abord, une confidence : lorsque je me suis entretenu avec Yvon Jean afin de préparer cet article, j’ai grandement sous-estimé la tâche à accomplir. Tout d’abord, je me suis rendu à l’entrevue sans mon magnétophone numérique, introuvable et demeuré au fond d’une boîte depuis mon déménagement de décembre 2012. Ensuite, je n’avais pas conscience de certaines choses : de un, il suffit d’une question à l’homme au chapeau noir pour réaliser une entrevue de près d’une heure et demie; de deux, la vie de ce poète montréalais est un véritable roman déjanté digne d’un Victor-Lévy Beaulieu sur l’acide; de trois, il m’aurait fallu prendre des notes plus vite que mon ombre pendant l’entrevue; et de quatre, il allait s’écouler quelques semaines avant que je ne puisse rédiger ce texte, ce qui me compliquerait sensiblement la tâche.

Mais qu’à cela ne tienne, voici mon billet : un tournant majeur s’amorce en novembre 2012 lorsque le grand Yvon met un terme à une relation étroite avec la dive bouteille pour investir le champ de la poésie underground montréalaise. Noires Poésies, son premier ouvrage publié aux Éditions Teichtner quelques années plus tôt, refait surface au printemps 2013 avant d’être rapidement suivi de Au pic pis à pelle, un recueil en joual qui paraît aux Éditions Première Chance. Du même souffle, Yvon Jean se lance dans une nouvelle aventure avec SoloVox webtélé aux côtés de son complice Éric Roger. Suivra bientôt toute une série d’émissions qui meubleront les samedis après-midis de douteux.tv, la télé des délaissés, et un retour à la radio communautaire, sur les ondes de Radio Centre-ville, en compagnie des comparses Marc Lavoie et Yvon d’Anjou. Et le grand Yvon Jean ne s’arrête pas là : il institue — le mot est faible — ensuite les Soirées micro-libre au Bistro de Paris. Véritable marathon poétique « jusqu’à plus poètes » comme le veut l’expression consacrée, l’événement remporte en très peu de temps l’adhésion d’un grand nombre de poètes et de férus de poésie. C’est la cerise sur le sundae pour le poète originaire de la Rive-Nord.

Sans compter qu’Yvon Jean est devenu en quelque sorte le vidéaste « officiel » de la poésie underground à Montréal. Accompagné de sa fidèle partenaire, Sonia Bergeron, il n’est pas une soirée de poésie digne de ce nom qui n’ait été capturée sur vidéo ou criblée de photos au rythme infernal de ce Kid Kodak de la rime. Comme il le dit lui-même, « je vous filme gratis, mais si vous voulez pas être filmé, c’est 25 $ ». Yvon Jean compte maintenant plus de 1 000 vidéos de poésie diverses sur les chaînes YouTube et Dailymotion. Un véritable travail d’archivage de la poésie underground montréalaise sur scène, à la webtélé et à la radio communautaire.

Depuis qu’il a pris ses distances avec l’alcool, Yvon Jean est en mission commandée. Doté d’une énergie hors du commun — il semble ne jamais dormir —, planifiant ses activités des semaines, voire des mois à l’avance, l’homme rêve d’une révolution poétique. Il affirme d’ailleurs que l’écriture est un art accessible qui permet de réaliser de grandes choses avec très peu de moyens et donc, de ce fait, révolutionnaire. Et il se dit prêt à entraîner à sa suite une armée de combattants de la libre-expression.

De poésie et de fureur
Yvon Jean
revient de loin. Issu d’une famille qu’il qualifie lui-même de « dysfonctionnelle », son père, Robert Jean, un marginal qui avait souffert de la violence paternelle et qui carburait à l’alcool, était, malgré son manque d’instruction, un poète dans l’âme et un conteur hors pair qui réinventait sa vie à grand renfort d’histoires toutes plus abracadabrantes les unes que les autres. Jack of all trades et self-made-man, le père Jean était doté d’une force remarquable — à 12 ans, il venait à bout « d’hommes faites » lors de combats de boxe — et d’un pouvoir de persuasion peu commun. Capable de vendre de la neige à des esquimaux, il possédait un redoutable instinct de survie et était doté d’une intelligence innée des mécanismes. Sans autres études qu’une troisième année mais sans complexes, il pouvait réparer et assembler certaines machines sans connaître le nom des pièces.

Instable, il a pratiqué 56 métiers et trempé dans plusieurs histoires louches. Pour échapper à la violence de son père, Robert Jean avait quitté le domicile familial à 13 ans et était devenu bûcheron. Sa capacité de travail était impressionnante, mais un grave accident a mis fin prématurément à l’aventure. Seul dans le bois, un pied coupé, il croit sa fin arrivée, mais son cheval lui sauve la vie. Puis, il sillonne les routes et son existence ressemble un temps à un hybride road trip-film de gangsters qui aurait été coréalisé par Wim Wenders et Quentin Tarantino. Des années plus tard, il rencontre sa femme, une danseuse à go-go. Ce sera le coup de foudre. Les tourtereaux se marient et ont deux garçons. Mais bientôt, la violence et l’alcool entreront en scène. La vie de la famille Jean sera tout sauf un long fleuve tranquille.

Yvon Jean grandit lui aussi à coup de claques derrière la tête et de coups de pied au cul. Et quand il pleure, son père le traite de « fifi » et en remet. L’homme au chapeau noir aborde ses souvenirs d’enfance d’une façon anecdotique, mais semble se souvenir du moindre détail. Malgré un apparent détachement, on sent que les blessures ne sont pas toutes cicatrisées. Jeune, il est introverti, timide, timoré, voire effacé. C’est un solitaire qui passe de longues heures dans les bois, un loner, un EMO avant l’heure qui aimerait bien rendre la vie de sa mère moins difficile. À l’extérieur de la maison, le cycle infernal de la violence se reproduit : il est victime d’intimidation de la part d’un goon de la polyvalente.

Parvenu à l’adolescence, Nelligan et la poésie lui offrent une évasion et un exutoire aussi salutaires qu’indispensables. Il n’a que 16 ans lorsqu’il découvre à la fois la grâce et le malheur qui l’habitent : il consacre plus de 200 heures à l’écriture d’un premier poème lu devant un professeur de français incrédule. Estomaqué par la qualité du texte, l’enseignant soupçonne le jeune Yvon Jean de plagiat et demande aux élèves de se prononcer. Le poète en devenir en prend pour son rhume et récolte un maigre 60 %, une note inférieure à celle d’un autre élève ayant fait le récit d’une soucoupe volante qui atterrit dans un bol de soupe! Or, son talent, comme il le découvrira bien plus tard, lui vient d’une tante qui, comme lui, avait un penchant marqué pour l’inversion dans la syntaxe.

Décidément, on hérite tout de la famille : aussi, Yvon Jean quitte-t-il la maison familiale à l’âge de 18 ans. La petite vie rangée, très peu pour lui. Il rêve d’être poète. Il entreprend 1 001 projets : il s’adonne entre autres à la boxe, mais sa carrière sera de courte durée, car il refuse les avances de son entraîneur, un personnage influent du noble art montréalais de l’époque. Il s’astreint également à une rude discipline : il écrit un poème par jour pour sa blonde. Il estime avoir investi plus de 10 000 heures dans la pratique de son art.

Jeune adulte, Yvon Jean est confronté à ses démons intérieurs. Il habite un temps une chambre en ville et adopte l’uniforme des skinheads : vêtu de noir, tête rasée, il n’accepte aucun compromis, quitte à se nourrir uniquement de pommes de terre. Plus tard, il entrera au Garde-Manger, un OSBL, comme on entre en religion. Comme l’écriture, Yvon Jean aborde tout ce qui l’intéresse avec une ferveur quasi religieuse. Il reste 22 ans au Garde-Manger et ne compte pas ses heures. Il aurait d’ailleurs travaillé plus de 15 000 heures supplémentaires sans être payé. Qu’à cela ne tienne, l’homme est entier : il ne fait rien à moitié.

En marge de son travail, il se cultive en autodidacte et dévore les livres. Beaucoup de poètes, mais aussi des penseurs. Il nourrit son esprit comme d’autres nourrissent leur corps. Il se livre aussi à d’étranges pratiques, allant même jusqu’à passer six mois sans adresser la parole à qui que ce soit. Entre-temps, il tente de trouver le courage nécessaire pour monter sur scène et déclamer son art, mais peine à y parvenir. Éventuellement, une collègue de travail lit un de ses textes lors d’un événement de poésie. Lorsqu’elle téléphone à l’auteur pour lui relater l’expérience, il éclate en sanglots.

L’alcool aidant, il vaincra ses craintes lors d’une soirée SoloVox avant de quitter la scène et la salle en coup de vent. Éric Roger le remarque aussitôt. C’est le début d’une amitié indéfectible.

En 2005, une rupture amoureuse le plonge de façon radicale dans l’alcool. « J’avais décidé de devenir alcoolique », dit-il, tellement la douleur lui était insupportable. Il ingurgite des quantités industrielles d’alcool et sombre dans des comas éthyliques. En une seule année, il sera hospitalisé à plus de 50 reprises en raison de son inclination à boire. Il écrit beaucoup, mais, peu à peu, il dérive et atteint le fond du baril. Il aura fallu attendre l’automne 2012 avant qu’il trouve la force de changer les choses et entreprenne le comeback de l’année. Depuis, il est sur une lancée phénoménale. Homme de la renaissance ou renaissance de l’homme? L’homme à tout faire — et homme de fer — de la poésie montréalaise prévoit s’adonner à ses « bonnes œuvres » pendant une quinzaine d’années avant de prendre sa retraite au fond d’un bar.

Souhaitons-lui alors que ce bar soit le refuge de nombreux poètes.

– 30 –

Pour un point de vue différent sur l’oeuvre et la vie d’Yvon Jean, lisez l’entrevue qu’il a accordée à Simon Duplessis sur Bazoom.ca.

Pour une critique de son recueil Au Pic pis à Pelle, lisez la chronique de Simon Duplessis sur Bazoom.ca.

Pour en savoir davantage sur Yvon Jean, consultez sa page Facebook ainsi que les diverses pages qu’il consacre à ses émissions de webtélé hebdomadaires.

La Nuit de la poésie du 3 août 2013 (3 de 3)

Martin «Martimots» Rivest

La poésie est un chat de ruelle. Elle aime l’heure où le possible rêve, la rumeur de la rue et le murmure des nuits blanches. Elle aime aussi les effluves du plaisir, l’impromptu et l’imprévu. La nuit du 3 août s’est esquissée au fil du temps, elle s’est tracée au gré des gens. Certains se sont désistés, d’autres ont débarqué à la onzième heure. La poésie ne se fige pas dans l’espace. Elle ne se berce pas au rythme de l’horloge. En plein cœur de la nuit, Martin « Martimots » Rivest a rendu un émouvant hommage à la mère, mettant ainsi un point final à cet événement. Puis, la transmission s’est terminée par le magnifique Speak White de Michèle Lalonde, ce cri du cœur de la langue-mère.

Cinquième heure : Extraits cinématographiques de la Nuit de la poésie du 27 mars 1970, Yvon Jean, Vincent Collard, Véronique Cyr, Frédérique Marleau, François-Pierrôt Black, Céline Bruyère, Nathalie Turgeon, Pierre-Gabriel Nepveu, Alain Trempe, Louis et Éric Roger,

Sixième heure : Tommy Gaudet, Simon-Pierre Bilodeau, la Stèle, Martin « Martimots » Rivest, Vincent Collard, Sylvie Caissie, Alain Trempe et J. P. Mortier.

Segment final : J. P. Mortier, extraits cinématographiques des nuits de la poésie (Claude Gauvreau, Michèle Lalonde, Gilbert Langevin, Gaston Miron, Gérald Godin, etc.), Martin « Martimots » Rivest et Michèle Lalonde.

La nuit de la poésie du 3 août 2013 (2 de 3)

Cortezia

La poésie est liberté à l’état pur. La poésie est la parole libérée de ses chaînes, de toutes ses chaînes : linguistiques, politiques, sociales, économiques. La poésie assume ses parts de lumière et d’ombre : sous des airs de jeune fille sage, elle porte des dessous de latex et manie le fouet avec doigté. Docile adjointe administrative le jour, elle s’affranchit des conventions et va au bout d’elle-même la nuit.

Notre série de billets sur la Nuit de la poésie du 3 août 2013 se poursuit aujourd’hui avec la diffusion des vidéos des heures 3 et 4 de ce marathon artistique. Au début de la troisième heure, Louis Royer, qui a eu le privilège de participer à la nuit de la poésie du 27 mars 1970, une initiative de Gaston Miron et Claude Haeffely, se remémore l’événement en compagnie de l’animateur et poète Éric Roger.

Troisième heure : Cortezia (Louis Royer et Jessica Charland), Valérie Côté, la Clocharde, la Stèle et un extrait vidéo (l’incandescent Speak White de Michèle Lalonde).

Quatrième heure : Neil O’Connor accompagné de Vendu séparément, Nathalie Turgeon, Pierre-Gabriel Nepveu, Frédérique Marleau, Valérie Côté, Calie, Sylvie Caissie, Chantal Violaine Bergeron ainsi que des extraits vidéo de Denis Vanier, Michèle Lalonde, Gaston Miron et Claude Gauvreau.

La nuit de la poésie du 3 août 2013 (1 de 3)

Nuit de la poésie du 3 août 2013

La poésie ne court pas les tapis rouges. Elle a horreur du décorum. Elle ne porte pas de vêtements griffés. Elle s’offre rarement des grands crus et préfère la bière artisanale. Elle ne paie ni le loyer ni l’épicerie, et se divise trop souvent en castes. Elle ne craint pas les prises de becs. Elle a parfois l’égo surdimensionné et souvent les émotions à fleur de peau. Mais, malgré tous ses excès et son allure paumée, elle a le cœur grand et le sens de la fête. Elle est le théâtre d’amitiés profondes et singulières. Et elle adore s’aventurer hors des sentiers battus.

Une fois de plus, la poésie a emprunté une nouvelle avenue alors que les artisans des soirées SoloVox et de la série webtélé éponyme, Éric Roger et Yvon Jean, organisaient une cybersoirée de poésie sur les ondes de douteux.tv, une première du genre au Québec. L’activité, qui a duré plus de six heures et réuni plusieurs dizaines d’artistes de Montréal et des environs, a profité de l’occasion pour faire un clin d’œil aux mythiques soirées de 1970 et 1980, deux événements qui ont marqué la vie culturelle de la métropole du Québec.

Lune funambule diffuse aujourd’hui les bandes vidéo des deux premières heures de cette soirée mémorable et vous reviendra sous peu avec d’autres témoignages de cette nuit magique au cours de laquelle plusieurs rêveurs ont fait ensemble un même rêve.

Première heure : Éric Roger, Yvon Jean, le trio Vendu séparément ainsi qu’une étrange créature mi-femme, mi-bête mythologique, Pascale Cormier, David Atman (La Tragédie), Frédérique Marleau, Iris Grondin, Robert Hamel, Catherine H. Lavoie et un extrait de la nuit de la poésie du 27 mars 1970 mettant en vedette Claude Gauvreau.

Deuxième heure : Claude Gauvreau, trio Vendu séparément, Éric Roger, Brigitte Meloche, Alain Trempe, Hugo Dufort, Guillaume Richard ainsi qu’une vidéo de la nuit de la poésie du 27 mars 1970 dans laquelle ont peut voir et entendre, entre autres, Gilbert Langevin, Gérald Godin et Gaston Miron.

La poésie d’Éric Roger ou quand les mots imitent le fleuve

Tes bras n'imitent plus le fleuve

Les heures chimiques
Les outardes nous quittent
Nous laissent seuls dans le piège
Des heures chimiques
Délaissent ce temps qui nous invente
Partir pour mieux revenir effacer nos mensonges
Le silence derrière cette porte
Allume des cierges déjà éteints
Fantôme de l’obscurité
Qui fait l’amour aux phares de la nuit
Je renonce à l’appel des saints
Nuit gothique sans mot
Qui dévoile l’esprit des tourmentes

La sœur de la terre fait rêver
Prends dans tes mains
Ce qui oblige à être
Belle rondeur
Que le toucher retient
La sœur de la terre fait rêver
Tu jubiles
Les bras nus de liberté

Réveil brutal d’une larme
Étrange sensibilité s’empare de moi
Je dois en vouloir au soleil
Je reste las à t’attendre
Tes bras n’imitent plus le fleuve

Tes bras n'imitent plus le fleuve, le plus récent recueil d'Éric Roger.

Tes bras n’imitent plus le fleuve, le plus récent recueil d’Éric Roger.

L’escalier des yeux
Toute cette neige
Me rappelle toutes ces larmes
Trop longtemps retenues
Tu sais celles qui montent à la gorge
Refusant de se rendre à l’escalier des yeux

L’amour cache un couteau
Entends-tu
L’oiseau chaman
Déposer ses ailes
Sur tes épaules
Telle une aura qui murmure
Son silence à l’espace du temps
L’amour cache un couteau
La nuit sera sans retour

Éric Roger, l'auteur de « Tes bras n'imitent plus le fleuve ».

Éric Roger, l’auteur de « Tes bras n’imitent plus le fleuve », est en nomination pour le prix Alphonse-Piché dans le cadre du Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

On devient le mime de l’autre
La nuit ne s’éteindra pas
La ville s’occupe de toi
Je songe à brûler mon coeur
Mais un vent étrange s’amuse
À souffler sur les allumettes
La parole reste muette
On se fout bien de ce qu’elle a à dire
On devient le mime de l’autre
Un clown dans une chaloupe sans rames
Je vous observe de loin
Mais si proche
De vos méfiances

© Éric Roger, 2013. Tous droits réservés pour tous pays.

Vous pouvez vous procurer une version PDF de Tes bras n’imitent plus le fleuve en communiquant directement avec l’auteur à productionssolovox@hotmail.com. Vous pouvez également visiter la page Facebook d’Éric Roger, celle de SoloVox et celle de SoloVox Web télé sur Douteux.tv, la télé des délaissés.

Cliquez ici pour consulter le site Web du Festival international de la poésie de Trois-Rivières.

SoloVox est maintenant offert… en webtélé!

Dynamique, Éric Roger, le grand manitou de SoloVox depuis maintenant plus de 12 ans, innove une fois de plus et écrit une page d’histoire en créant une émission webtélé entièrement consacrée à la poésie d’ici. En compagnie de son comparse de toujours, Yvon Jean, le duo a présenté la première émission de cette nouvelle série le samedi 16 mars 2013, et votre humble serviteur s’est promis de se joindre à l’aventure. Vous pouvez entre autres y entendre une entrevue avec Sibylle, une nouvelle voix qui s’est révélée grâce aux soirées qu’organise Éric Roger. La poétesse Pascale Cormier sera l’invitée de la semaine lors de l’édition du 23 mars 2013.

Sans plus tarder, je vous laisse syntoniser SoloVox webtélé, une émission diffusée sur douteux.tv, le samedi, de 13 h à 14 h.

À la semaine prochaine, même heure, même poste!