Les Cantiques de l’eau de Nancy R. Lange le 1er octobre à Laval

LesCantiquesDeLeau

Bien connue pour ses engagements à caractère environnemental, la poétesse réputée Nancy R. Lange contribuera au concert Les Cantiques de l’eau grâce à son livre éponyme, le jeudi 1er octobre 2015, à compter de 20 h, au Théâtre Marcellin-Champagnat, situé au 1275, avenue du Collège, à Laval. Son livre fera alors office de livret.

À cette occasion, poésie, chant et images projetées accompagneront l’oeuvre musicale du compositeur Gilbert Patenaude. Seront également mis à contribution: un quatuor à cordes, un chœur mixte, une pianiste et les voix des solistes Jacqueline Woodley (soprano) et Julien Patenaude (baryton). Une autre oeuvre poétique, Alphabêtes de Patrick Coppens, figure aussi au programme.

Nancy R. Lange a voulu que Les Cantiques de l’eau soit un livre d’art. Pour cette raison, l’objet est rehaussé d’une préface de l’astrophysicien bien connu Hubert Reeves et agrémenté des images de la photographe Françoise Belu. Le lancement du livre aura lieu juste avant le concert, de 19 h à 20 h.

L’événement est commandité par la Corporation des Célébrations du 50e anniversaire de Laval dans le cadre du jubilé de cette municipalité de la Rive-Nord de Montréal. L’entrée est gratuite, mais vous devez toutefois réserver au http://www.cantiquesdeleau.eventbrite.ca ou au 514 835-6442. Par contre, pour la modique somme de 45 $, les personnes qui assisteront au spectacle auront droit à un siège dans la section VIP, au nouveau livre et à un CD de madame Lange. Tous les profits seront versés au C.I. Eau (Centre d’interprétation de l’eau), un organisme sans but lucratif qui oeuvre à éduquer et à sensibiliser les élèves du primaire et le grand public à la question de l’eau. Vous devez libeller votre chèque au nom du C.I. Eau.

C’est un événement à ne pas manquer ce jeudi, à compter de 20 h. On vous y attend en grand nombre!

Perfectif (Clodius Le Rimailleux)

Clodius Le Rimailleux

Perfectif
nous te voulons pendant que nous sommes
nous te voulons pendant que nous sommes
toi mon rituel
mon état primal
mon comble
que nous faut-il apprendre pour brosser les cheveux de ta comète
je lis le tarot comme une lettre à la poste
et toi tu nous chantes des histoires à dormir à la belle étoile
façonne-nous le ventre de nourritures spirituelles
et de gâteaux au beurre
verrons-nous ta peau luire les canicules nocturnes
verrons-nous tes pieds marteler tes joies comme tes espoirs
verrons-nous l’aurore materner notre peine quand il faudra foutre le camp dans les fabriques à placebos
j’aurai connu l’instant de tes soins
j’aurai connu ta voix
l’orphelinat c’est la discipline le labeur et la vaillance
la tyranie c’est quand ce n’est pas toi qui heurte ma stratosphère
lumière
nuit
lumière
nuit
les vecteurs les dérivés
lumière
nuit
lumière
nuit
mon regard bâille à la voûte veloutée des choses dans l’ordre cosmique de la perfection
puisque nous n’y parvenons guère loin de ton affiliation
nous faudra-t-il mourir pour aboutir à toi

— Clodius Le Rimailleux, septembre 2015, © tous droits réservés pour tous pays.

José Acquelin passe à table aux Contes à rendre

José Acquelin

Le poète primé José Acquelin, Prix du gouverneur général 2014 pour son recueil Anarchie de la lumière (Éditions du Passage, 2014)passe à table au cours de l’édition du 10 septembre 2015 de Les Contes à rendre, diffusée sur les ondes de Radio Centre-ville (102,3 FM) et webdiffusée au www.radiocentreville.com. À cette occasion, l’auteur est cuisiné avec soins par les mirontons Jean Yves Métellus et Robert Hamel. José Acquelin s’est livré avec beaucoup de candeur et de générosité, abordant des thèmes tels que la poésie, l’art, la vie, la mort, la liberté, la création, la diffusion, le chaos, l’imprévisible, la coïncidence et, bien sûr, la lumière.

Les Contes à rendre est diffusée tous les jeudis, de 6 h à 8 h.
Production et recherche : Nathalie Turgeon et Marc-André Lavoie
Réalisation, coordination et régie : Marc-André Lavoie
Captation vidéo : Akim Kermiche

Entrevue José Acquelin passe à table en format vidéo

Ziggy Stardust (interprétée par Bauhaus)

Ziggy Stardust
Ziggy played guitar, jamming good with Wierd and Gilly,
And The Spiders from Mars.
He played it left hand, but made it too far,
Became the special man,
Then we were Ziggy’s Band.

Ziggy really sang, screwed up eyes and screwed down hairdo
Like some cat from Japan, he could lick ’em by smiling
He could leave ’em to hang
Here came on so loaded man, well hung and snow white tan.

So where were the spiders while the fly tried to break our balls?
Just the beer light to guide us.
So we bitched about his fans and should we crush his sweet hands?

Ziggy played for time, jiving us that we were Voodoo
The kids was just crass,
He was the naz
With God given ass
He took it all too far
But boy could he play guitar.

Making love with his ego Ziggy sucked up into his mind
Like a leper messiah
When the kids had killed the man
I had to break up the band

Ziggy played guitar

— David Bowie

Bonheur ultime tabou (José Acquelin)

Profession de voix

Le réalisme est une prévoyance du corps, la lucidité est une vue de l’esprit. Le poème, quant à lui, sert de passerelle entre les perceptions possibles. Le poème crée des liens et donne au corps de l’âme un œil autant hypersensoriel qu’ultrasensible. Le poème ne se défend de rien, même pas de l’imprévisible. Le poème devient même parfois — au-delà du langage usuel, usé et abusif — une sorte de caméra qui capte des images de l’invisible. Le poète, pour sa part, n’en est que le monteur aléatoire ou le collagiste virtuel.

Il n’en demeure pas moins que le poète ne peut jamais oublier ceci : la liberté la plus socialement acceptée, la plus courante — dans tous les sens du terme — donc la plus vécue, consiste à endosser les décisions des autres en les faisant passer pour siennes. Mais le seul vrai nom de cette pseudo-liberté est la servilité.

Finalement comme initialement, en tant que poète, je suis absolument persuadé qu’il existe une liberté plus rare, une liberté insistante et résistante, qui est celle unique de notre propre solitude. Et un de ses multiples noms répond au vocable suivant : le poème.

José Acquelin, extrait du discours de réception du Prix du Gouverneur général 2014, en poésie, pour le recueil Anarchie de la lumière, publié aux Éditions du passage.

© José Acquelin et les Productions Virage inc., 2007.