L’obscure beauté de Van der Graaf Generator

Van Der Graaf Generator

Darkness
Day dawns dark, it now numbers infinity.
Life crawls from the past, watching in wonder
I trace its patterns in me.
Tomorrow’s tomorrow is birth again.
Boats burn the bridge in the fens;
the time of the past returns to my life
and uses it.

Don’t blame me for the letters that may form in the sand;
don’t look in my eyes, you may see all the numbers
that stretch in my sky and colour my hand.
Don’t say that I’m wrong in imagining
that the voice of my life cannot sing.
Fate enters and talks in old words:
they amuse it.

Hands shine darkly and white;
only in dark do they appear.
Bless the baby born today,
flying in pitch, flying on fear.

They shine in my eyes and touch my face
where I have seen them placed before;
don’t blame me, please, for the fate that falls:
I did not choose it.
I did not, no, no, I did not,
I truly did not choose it.

Paroles et musique : Peter Hammill

Hyperborea : poètes de l’espace-temps

Hyperborea

Il m’arrive de penser que la poésie est non seulement un art en soi, mais qu’elle est aussi un souffle qui habite d’autres formes artistiques — dont la musique et les arts visuels —, leur conférant une grâce singulière. Sans compter qu’elle peut surgir partout et à tout moment : dans un wagon de métro, sur la rue, au hasard d’une rencontre ou d’une conversation. Ainsi, il existe à mes yeux une poésie urbaine, tout comme il existe une poésie de la vie. Il y a la poésie qui se lit et s’écoute. Il y a aussi la poésie qui se regarde et se ressent.

C’est dans cet esprit que je vous présente aujourd’hui le duo néerlandais Hyperborea. La grâce aura marqué sa trajectoire, les deux artistes ayant dû modifier leurs plans en raison des aléas de la vie. Résultat : ils ont créé une forme d’art plus unique encore que celle projetée au départ.

Voyage dans l’univers des poètes de l’espace-temps.

Hyperborea

Hyperborea est un duo composé d’un homme et d’une femme. Madeleine et Willem (on ne trouve aucune mention de leur nom de famille sur leur site Web) pratiquent ensemble diverses disciplines artistiques, dont la sculpture, la photographie, la vidéo et la musique, depuis 1993.

Ils créent à leurs débuts une imposante collection de sculptures en marbre et en granit, mais, en raison des problèmes de santé de Willem, ils devront renoncer à façonner la pierre. Se tournant vers l’art numérique, ils font de l’ordinateur leur principal outil de création. Il s’agit alors d’un véritable choc culturel pour le duo qui vivait jusque-là littéralement « à l’âge de pierre ».

Peu à peu, Hyperborea se familiarise avec des logiciels de création et de production. Madeleine et Willem souhaitent offrir à leur public l’expérience d’un monde différent : un univers paisible dominé par des formes de vie gracieuses et des paysages spectaculaires. Hyperborea double ses décors enchanteurs de trames sonores, histoire de donner au spectateur l’impression d’habiter les lieux. Encore une fois, c’est en utilisant des instruments numériques que Madeleine et Willem composent leur musique électronique, laquelle rappelle parfois Tangerine Dream, parfois Steve Roach.

Vous pouvez admirer la poésie visuelle et sonore de Hyperborea sur sa chaine YouTube.

Rassemblement éclair La Marche à l’amour

Une centaine de personnes ont participé au rassemblement éclair La Marche à l’amour, le 14 janvier 2012, à la station de métro Berri-UQAM. Guidées par Jean Barbe, organisateur de l’événement, elles ont récité en chœur le célèbre poème de Gaston Miron. La vidéo a été tournée et montée à la vitesse grand V par Jean Corbeil, un ami de l’écrivain montréalais.