L’escouade de l’immortalité (partie 2 : confirmé) (Robert Hamel)

L’escouade de l’immortalité

Partie 2 : confirmé

c’est un poète
un poète confirmé
un poète réputé
c’est un poète respecté de ses pairs
un poète qui se perd
c’est un poète adulé
un poète acidulé

il écrit les amours carnivores
et les amants cannibales
les désespoirs lucides et translucides
les silences lacérés
les passions avortées
les vérités voraces et vénimeuses
les souvenirs ventriloques
le vent des mémoires violées
les cauchemars éveillés
les visages balafrés du couteau de la vie
les espoirs en stand-by
les vies mortes
et les morts vivantes

il enfante les mots des rocks stars
des chantres de l’amour formaté fm
et de l’anticonformisme bécébégé
sa plume est une bombe à neurones
ses mots des ogives
son verbe un lance-flamme
son art du napalm

le poète confirmé carbure à l’absolu
il connaît les mots globules et les mots globines
chaque fois qu’il écrit
il écrit le respect qu’il commande
chaque fois qu’il parle
la foule entend l’admiration qu’elle lui voue
chaque fois qu’il se tait
l’écho propage sa prose
ses strophes vous apostrophent
vous appellent
vous interpellent
et vous anéantissent
de leur puissance contenue et maîtrisée

c’est un poète confirmé
un poète maudit
un poète taudis
un poète qui a tout dit
un poète toxique
un terroriste du verbe
un Che Guevara des mots

on ne sait s’il entretient l’image du poète alcoolo
ou si l’image lui appartient
on l’imagine poète monstre
poète tsunami
poète insomniaque vivant sa rage d’écrire
dans l’œil de la nuit indigo
un stylo d’une main
une bouteille de rouge de l’autre
sur la table un cendrier rempli
des botchs de son angoisse

on l’imagine homme à femme et bête de sexe
son phallus insatiable crachant se semence de vie
au rythme infernal de sa poésie
à la fois sacrée et maudite
on l’imagine dans une chambre crade et minuscule
décorée des murs jaunis de la pauvreté
où il écrit en trombe
pour ne pas que le temps le trompe
où il écrit à tue-tête
pour ne pas que le temps le tue
il est membre de l’escouade de l’immoralité
et il rêve à l’escouade de l’immortalité

on l’image aux bras de femmes pulpeuses
à la bouche de gouffre
aux seins de vertige
et à la vulve d’abysse
on l’imagine et on a tout faux
on l’imagine et on a tout vrai
le poète confirmé est tatoué de ses émotions
il hurle sa douleur à la lune funambule et nue
il engourdit le mal-être qui accompagne son statut
à grands cris d’amour dans la nuit vierge et glaciale
telles sont les exigences du mythe

c’est un poète confirmé
un homme de lettres
un homme à prendre au contre-pied de la lettre
il a tous les torts et il a raison
il habite la campagne et la ville l’habite
il habite la campagne
et le désir habite sa bite
son membre est membre de l’escouade de l’immoralité
et rêve à l’escouade de l’immortalité

c’est un poète à la tête pleine et au ventre creux
il sait que nul n’est poète en son pays
il sait que si on l’affame
c’est pour mieux lui enlever les mots de la bouche
la poésie est une maîtresse exigeante
la poésie est immatérielle
la poésie est hypocalorique
elle gave l’esprit
le cœur et l’âme
mais ne nourrit pas la chair
le poète confirmé est à la diète
mais il a l’âme gourmande
il dévore la vie avant qu’elle ne le dévore

— Robert Hamel, L’escouade de l’immortalité, partie 2 : confirmé, Les souvenirs ventriloques, Les Éditions de l’étoile de mer, © juin 2013.

Les noires poésies d’Yvon Jean

Au pic pis à pelle
Ben pardu dans grand ville
Y s’charche pis y s’trouve pu

Y’a comme un vide, qui s’chime pas
Y sait pu où y’est rendu, c’t’allant

Y praye su un bord, chie su l’autre
Dérapaillé-vivant, enfirouapé dans son pas-pays

Pis c’te nuite, y’a é sentiments par en d’dans
Le coeur su’a Main, l’estomac su’l camp

Y’envale ben d’travers son p’tit Québec
Lui si y flashe à gauche, y tourne toujours à droite

Le poète montréalais Yvon Jean tenant dans ses bras son recueil Noires Poésies (Teichtner, 2008).

Le poète montréalais Yvon Jean tenant dans ses bras son recueil Noires Poésies (Teichtner, 2008).

Y s’souviens de c’qui devra pas
Y pense à tout c’qui éta pas
Y ressout en ressuant
La goutte au nez
La broue dans l’toupet
Rien que su’un runner
T’a besoin d’marcher drette

Front-moé d’la broue, j’te clair au check

Prêtre-nu-pied, de corps lâche, d’étole
De soeur grise à trois étages
D’étable-penché

Va falloir payer l’bourgeois
On va mettre un homme là-dessus

R’gard lé ben aller toé
Y décolle, chire dessours
Rien que su’une gosse, ben stompé
La palette au plancher

Su un moyen temps
Pogne une panse de boeuf
Y vas-tu r’virer l’croche?
Su’é chapeaux d’roues
Ça vire en gériboire
Y vois même sa licence

Ça compresse dans basse
Son crank y cogne
Y’a l’steak saignant
Pour lui y’a pu d’espoir

Quand t’est né pour un p’tit pain
Tu fais pas des sandwiches à tout l’monde

Mais y’a une colonne
C’pas une feluette
C’pas un mollusque
C’t’un homme faite

Baratte à beurre, de St-scie-croche
De jus d’bras, de grand escogriffe
De maudit frâchier, de fils d’habitant

Qu’un p’tit colon d’Guérin, d’ben au nord
Du fin fond d’un rang

Élevé à grand coups d’mornifles
D’coups pieds au cul
Né dans une grange
Journaux din craques
Manger des pétakes
Dans les couverts de chauyières

Y’a sumé tant, y’a treillé tôt, y’a trimé dur
Y’a faite un homme avant sa mère
L’bonhomme après lui, y décampe à 13 ans

Y’a bûché, y’a dravé
Dam and drill
Elliot Lake, Blind River
Au godendart, à l’égoïne, au boxa
C’ta avant la chain-saw

Y’en-as-tu équarri du bois
Pour c’té têtes-carrés d’bourgeois

Y’a faite c’qui a pu, ben manque
Y’a faite c’qui aurait pas dû

Y’arrive en ville
Faubourg à m’lassement

Marche su est tables
Au Main café
Orgueilleux, fier-pet
Tout l’monde envoyant chier
De son regard défiant

V’nez-vous en mes drôles
Maudit frâchier d’Robert Jean

Allez dont toutes sù l’bonhomme
y’ont frappé l’eux homme

Y s’coltaille, y bauche
Y s’tiraille, y galvaude

Y boira sa peine, son dédespoir
Noiera ses rêves, y’a pu d’espoir

Dans sa vie, y fa gris, l’temps s’crosse
Y’é pu ben jeune, tant pluvieux

Tricoté-serré, y perle pas fancy
Y bois pas sa bière le p’tit doigt en l’air
Pas cultivé comme un légume
Pas trop culturé
C’t’un homme du peuple, y’average drette

Fac ça fa pas Proust quand y pète

Betôt, l’soleil reluira qui s’disa
Bout d’viarge, de Ste-canice de corps-lâche-nu-pied

Mais là y’en a sa claque
Y’é tanné
Y s’possède pu d’être dépossédé

Ti-t’homme qui tousse, à soir, y’a l’moton
La coupe est pleine, y’étouffe
Y s’est ben faite avoir
Y’ont trop mis d’eau dans son vin
Y s’est ben faite fourrer
Y s’est ben faite dépayser

À coups d’pic pis à pelle
Y’a gravouillé, y’a vargé

Y’a tout faite pour oublier

Mais dret-là ça passe pu
Ça accroche su est deux bords
C’ta trop étrette
Ses rêves sont-t’a trop gros
Faut ben crère

Y creya d’un pays
Rêvait d’une femme, d’une vie
On y’aura ben toute pris, même c’qui avait pas
Même c’pays-là

Ti-t’homme à soir, y tousse fort
Y crache, y vomit
Toutes ceusse qui l’ont r’viré d’bord

Encore une gorgée mon homme
R’envale ta peine
Noé-moé tout ça

Ça passe croche
Ça passe tough
R’envale encore et toujours
R’envale ton pays, tes amours

Pour un jour
Aller su toutes vos tombes sa peine pisser
Pour être sûr que vous êtes ben toutes morts

Ti-t’homme qui tousse à un fils
Un espèce d’aussi grand énergumème d’escogriffre

au pic pis à pelle

Poète de la rue, des sans-paroles, des exclus
Qui s’déclament

Pis c’fils là, ben c’est moé
Pis c’est moé qui vous parle à vous autres icitte à soir
Qui vous crie tout c’te désespoir
De ces hommes sacrifiés

De ces talents mis d’côté
De tout ces indécouverts de la vie-poètes

Moé aussi j’tousse, j’prends mon trou
J’m’assis d’ssus, pis j’m’étouffe

Que trop souvent Nelliganisé
J’aimerais ça faire un Richard Desjardins d’moé
Mais ça passe pas lousse

Mais j’ai des rêves en calvaire
C’t’une manière de vice

Moé aussi, j’envale la vie ben d’travers
Ma poésie, je vous bûche, je vous call, je vous crie
Au pic pis à pelle, vous avez pas fini

Mon père c’t’a un colon mais pas un colonisé
Y’a marché drette, la broue dans l’toupet

Y’a bu sa vie, ses défaites
Y’étouffait, y’a tout faite

En son nom, en ses rêves
Vous m’tairez-pas mes ciboires

À grands coups d’poèmes pis d’désespoirs
À grands coups d’pic pis à pelle

J’va vous en pelleter en sacrament des nuages
J’va vous en faire des sparages

Tant qu’il y aura la liberté
La vie

Le droit de rêver
La poésie

Les petites mains
Les petites mains sont fortes, puissantes
Elles travaillent durement la pierre
Ratissent les champs dès l’aube levante
Cueillent le coton sans chigner guère

Le poète Yvon Jean lors d'une prestation publique.

Le poète Yvon Jean lors d’une prestation publique.

Sans elles vous seriez fort moins bien
Elles assurent votre industrialisé confort
Votre café ne goûterait plus rien
S’il n’avait pas ce goût de conquistador

Elles s’activent sur la planète, un peu partout
Façonnent à votre gré tout vos sombres jouets
Elles vous appartiennent, un poing c’est tout
En plus porteront l’odieux de votre rejet

Vous les méprisez ces petites mains
Qui bâtissent vos riens, vos vies
Pire même, vous niez leurs destins
Étouffez leurs moindres pleurs, cries

Mais c’est bien vous qui les exploitez
Par votre proverbial je-m’en-foutisme
C’est bien aussi vous qui à petit feu les tuez
Bien déculpabilisés, derrière votre réconfortant altruisme

Elles suent, dans vos champs, vos mines
Se tuent à n’en plus vouloir vivre
Ont trop souvent fort mauvaises mines
Font tout, tout pour, qu’au fond, survivre

enfants travail

Les petites mains n’écriront jamais
Ni ne connaîtront la tendresse d’un toucher
Masturberont les touristes sexuels à souhait
Pervers éjaculat d’un monde insensé

Les petites mains vieillissent vite ainsi
Ont leur coupera alors le pouce
Pour mieux entrer dans les souliers Nike
Assurant le confort des pieds que vous êtes tous

Elles n’auront point de temps à essuyer larmes
Trop prisent quelles sont, sous votre emprise
À porter vos rêves, brandir vos armes
Défendre votre monde qui tant les méprise

Pour bijoux n’auront qu’ecchymoses et cicatrices
Ne joueront jamais avec les jouets quelles fabriquent
Trop occupées à n’être que poupées d’injustice
Vous vous en laverez les mains, question de fric

Les petites mains manieront encore demain machines
Sans cesse fabriqueront toutes vos choses inutiles
D’un bout à l’autre de vos continents-usines
S’affaireront à construire votre monde tant futile

Sans relâche elles encore s’acharneront
Pour vous, vos rêves, leurs cauchemars
Mais les tables bientôt tourneront
Elles tenaient, ce soir, en vous en faire part

Toute l’énergie négative ainsi générée
Espérons, vous reviendras au visage
De ces petites mains soumises, esclavagées
Enfin, sentirez-vous toutes leurs rages

Les petites mains en ont pleins les bras
Elles en ont assez de votre répugnante face
Vous étranglerait, mais ne peuvent pas
Trop occupées a manufacturer vos interfaces

N’ont même plus la force de lutter
Mais serrent les poings, encore tard la nuit
Rêvant d’un jour être libérées
Désassujettis, de vous affranchis

Les petites mains inaperçues passent, dans l’oubli
18 000 enfants meurent de faim chaque jour
Un à chaque cinq secondes mes amis
Il faut arrêter ce génocide de l’amour

Allez courage poètes opprimés
De tout temps déjeté, exclus
Il ni y a que vous qui puissiez ce monde changer
Aidez vos sœurs et frères ainsi perclus

Vous qui avez pouvoir de plumes
Mains tendez leurs, force mots
Faites de leurs jours, fuir écumes
Parlez nous d’eux, décriez les haut

Clamez leurs noms, éternités
En vous avez, encre infini
Laissez couler, feuilles, papiers
Libérez enfin de ce pas…leurs mains…leurs vies…

…Libérez leurs rêves…
Leurs… poésies

Yvon Jean

Yvon Jean en pleine action.

Démesure
Au loin surgissent, sombres nuages, menaçantes peurs
À fond chargées, corps fondant, tempête s’abattra
La multitude se sauve, tonnerre gronde, s’unit, pleure
Ultime puissance toutes et tous emportera

Ne restera plus un cri, par coeur morts seront
Débattez-vous donc, soyez plus ainsi
Moi je suis seul contre tous, qu’une exhortation
Poésie de frayeur, suis ma route, trace ma vie

Brûle-moi de ta flamme, éclaire ma déraison
Je veux me retrouver en toi poète maudit
Contre marées et vents d’autrement, je t’en supplie

Foudroie-moi, électrocute ma plume, illumine-moi
Au creux de tes bras je n’aurai plus jamais peur
Démesure-toi à moi, je t’attends sans broncher…

Poétise-moi.

Chers éditeurs chers

Vous me dites que point ne sont prêts mes textes
Je vous réponds qu’arbitrairement ainsi rejeté me faites
Finalement, quel compliment de qualifier mes poèmes de textes
Car si ma Poésie ressemble à la vôtre, quelle défaite

Jamais ne me plierai plus encore, m’aplaventrirai
À attendre que vous décidiez, ce fort aléatoirement
De peut-être, au goût du jour, de miraculeusement me publier
Alors que les plus grands, n’ont jamais été reconnus de leur vivant

Vous ne me Nelliganiserez pas, chers Éditeurs chers
Vos méthodes d’évaluer l’intangible, l’insondable
Revisées devraient être, mais n’en avez que faire

Bien oielllèrisés dans tout ce que vous croyez être
Cataloguant tout, vous cherchez le vendable, le faisable
Alors que la Poésie n’en a que faire de votre loi du paraître

Sachez que je ne ramperai plus devant vous
Que le temps son œuvre fera, obligatoirement
Et qu’un jour la vie se chargera de vous, de tout

Qu’alors Parole me sera donnée, enfin, triomphalement
Que ma Poésie résonnera, à tous azimuts, hors de tout doute
Mais qu’aussi alors serai mort assassiné, depuis fort longtemps…
…Par votre doute

À propos d’Yvon Jean

Le recueil Noires Poésies a été publié en 2008 aux Éditions Teichtner.

Le recueil Noires Poésies a été publié en 2008 aux Éditions Teichtner.

Poète de la rue, des sans paroles… des exclus : voilà comment il se décrit depuis la première fois où il est monté sur scène.

Yvon Jean revient de très loin; marginalisé, il a connu la rue, mais il n’a jamais oublié son rêve : devenir un jour poète.

Et pour la première fois depuis 2006, il a récité sa poésie lors d’une soirée SoloVox, animée par son grand ami et poète Éric Roger, sans qui d’ailleurs tout ce qui suit n’aurait pas été possible, dit-il.

Plus de 200 apparitions sur scène plus tard – Slam-session au local de l’Archie, soirées SoloVox à L’Escalier et ailleurs, Quai des brumes, In Vivo, Derniers Humains, micro libre de l’ATSA, Macadam tribus, Cabaret Résolu, Slam Jam Collectif, Nuit de la poésie Anarchiste, Festival Voix d’Amériques, Slam Chaud, Martimots Dits, Nuit des sans-abri – et après 30 années d’écriture à son actif, Yvon Jean a vu son premier recueil-CD, Noires Poésies, paraître chez Teichtner en 2008. Il travaille présentement avec acharnement à sortir son ultime recueil en 2013.

Sa poésie est tantôt classique, tantôt urbaine ou carrément joual, versifiée, de facture assez sombre, mais toujours porteuse de lumière, dénonciatrice, donnant la parole aux exclus de ce monde. Son éditeur le qualifie d’heureux mélange contemporain entre Gauvreau et Jean Narrache, inventant des mots, réinventant le joual.

Il a également coanimé plus de 150 émissions de radio (Les contes à rendre sur les ondes de CHOQ-FM, à Montréal) et coanime actuellement une émission du même nom à la station Radio Centre-Ville (102,3 FM) de Montréal, où il présente une chronique sur la poésie intitulée Poétiquement autre.

Il a aussi fait sa marque dans le slam, remportant la victoire lors de quelques soirées. Pour le public, c’est toujours un électrochoc : il entre comme en transe, se sentant enfin vivre, exister. Voyez vous-même sa performance à la Première Chaîne de la Société Radio-Canada dans le cadre de Slam Macadam.

Yvon Jean a également vu un de ses poèmes publié dans le livre de Mario Proulx (journaliste, réalisateur et animateur de radio), Vivre jusqu’au bout, tiré de la série radiophonique qui a été diffusée à la Première Chaîne de la SRC. Son poème Vivre jusqu’au bout, mourir autrement a été publié aux côtés des textes de Jim Corcoran, Clémence Desrochers, Daniel Lavoie, Pierre Légaré, Chloé Ste-Marie et Roger Tabra. Vous pouvez accéder à la bande audio de ce poème.

Yvon Jean est également présent sur YouTube.

Par la force de sa plume et son style percutant, Yvon Jean se distingue et laisse sa marque de façon indélébile et fort singulière au sein de la poésie québécoise actuelle.

Publié en novembre 2008 chez Teichtner, Noires Poésies est en Collection Nationale à la Grande Bibliothèque et à la Bibliothèque Marie-Uguay. Le recueil est épuisé après avoir vendu plus de 300 exemplaires. L’éditeur, Claude Hamelin, l’a pris sous son aile, adorant sa singulière poésie. Il compte publier un prochain recueil cette année et vise cette fois les grandes maisons d’éditions. En 30 ans, il a écrit plus de 1 000 poèmes, dont près de 400 en vue de publication. Enfin, mentionnons que depuis mars 2013, Yvon Jean coanime la série SoloVox webtélé en compagnie d’Éric Roger.

En qualité d’invité, Yvon Jean participera à la soirée SoloVox du 27 mars 2013, laquelle sera consacrée au regretté Gérald Godin.

Éric Roger présente les soirées SoloVox le dernier mercredi de chaque mois au bar L’Escalier Montréal, 552, rue Sainte-Catherine Est, avec le concours de ses commanditaires : les Éditions David, les Éditions Triptyque, les Écrits des Forges, les Éditions du Noroît, les Éditions Prise de parole et les Éditions de l’Hexagone.

Michelle Blanc en vedette au SoloVox du 25 avril

Affiche de la soirée du 25 avril. Vous pouvez cliquer sur l'affiche pour l'agrandir. (Réalisation : Marjolaine Robichaud)

La spécialiste des réseaux sociaux bien connue Michelle Blanc lira des extraits de sa poésie à l’occasion de la prochaine soirée SoloVox, qui se déroulera le 25 avril prochain. Les autres poètes invités sont Christian-Gilles Desrochers, Jean Yves Metellus, Hughe Blier et Alain Cormier.

Le duo Korazon Nord-Sud (Marie-France Bancel et Brigitte Meloche) assurera la portion musique du programme. Il sera accompagné pour l’occasion d’un invité spécial, le musicien d’origine malienne Dramane Koné.

Une fois de plus, le claviériste Marc Poëllhuber ajoutera sa touche si particulière à la soirée en enveloppant les mots des poètes de ses envoûtants paysages sonores. Comme le veut la tradition, la soirée se terminera par une séance de micro ouvert à laquelle tous les poètes, débutants et vétérans confondus, sont conviés. Les intéressés peuvent s’inscrire dès maintenant sur la page Facebook de SoloVox ou sur le site Web consacré à ces soirées (www.solovox.ca).

Le poète Éric Roger anime les soirées SoloVox depuis plus de 11 ans.

Rappelons que les soirées de poésie-musique-slam SoloVox sont l’oeuvre du poète montréalais Éric Roger, et ce, depuis plus de 11 ans. Éric est le fils spirituel de la regrettée Janou Saint-Denis, laquelle animait des soirées de poésie fort prisées avant sa disparition. Éric Roger a récemment publié l’excellent recueil Le Théâtre de l’Âme, son sixième livre de poésie depuis 1995. Le poète publiera d’autres recueils au cours des mois à venir.

Les soirées SoloVox ont lieu le dernier mercredi de chaque mois, à compter de 19 h, au bar L’Escalier, au 552, rue Sainte-Catherine Est, à Montréal (à deux pas de la station de métro Berri-UQAM). Le prix d’admission est de 7 $ et inclut un recueil de poésie au choix. Au fil des ans, les soirées SoloVox ont accueilli des personnalités et des poètes d’envergure. Parmi ceux-ci, mentionnons Lucien Francœur, Yvon Jean et Nathalie Potvin. Le mois dernier, on a pu y entendre Jean Barbe, Tony Tremblay et Roger Tabra.

Les soirées SoloVox bénéficient de l’appui de cinq acteurs de premier plan de l’univers de la poésie d’ici : les Éditions David, Les Éditions du Noroît, l’Hexagone, les Éditions Prise de parole et les Écrits des forges.

Soirée SoloVox du 28 mars 2012 : une grande réussite

Éric Roger, qui organise les soirées SoloVox depuis plus de 11 ans, avait d'excellentes raisons de sourire le 28 mars dernier.

Les amateurs de poésie de la grande région métropolitaine avaient encerclé en rouge la date du 28 mars 2012 sur leur calendrier et pour cause : Éric Roger, le grand responsable des soirées SoloVox depuis maintenant plus de 11 ans, avait réuni sur une même affiche un trio de choix. Le romancier, le parolier et le poète : Jean Barbe, Roger Tabra et Tony Tremblay.

Jean Barbe lisant « La marche à l'amour » de Gaston Miron. Photo : Johanne Morisseau.

En lever de rideau, Jean Barbe a reproduit l’événement La marche à l’amour qu’il avait mis sur pied à la station de métro Berri-UQAM à l’occasion de la Saint-Valentin, le 14 février dernier. L’artiste montréalais a distribué des exemplaires du texte à l’assistance et de nombreux spectateurs ont récité en chœur l’œuvre phare de l’homme rapaillé. Un moment vibrant de poésie.

Loup Solitaire a capté ce moment de poésie sur vidéo pour notre plaisir :

(Vidéo : courtoisie de Loup Solitaire et de SoloVox)

Tony Tremblay sur scène lors de la soirée SoloVox du 28 mars 2012. Photo : Johanne Morrisseau.

Tony Tremblay, dont la dernière parution, Rock Land, remonte à 2006, a enchaîné avec des vers libres aussi intenses que percutants où il était notamment question de notre société déshumanisée et déshumanisante.

Roger Tabra quelques secondes avant d'entreprendre la lecture de son texte. Photo : Johanne Morrisseau.

Le parolier montréalais bien connu Roger Tabra a ensuite lu un poème qu’il avait composé expressément pour l’occasion. L’œuvre, qui abordait entre autres le thème du vieil âge, a donné lieu à un grand moment d’émotion, de tendresse et d’intensité.

Roger Tabra a charmé le public avec la complicité de l’excellent claviériste Marc Poellhubert :

(Vidéo : courtoisie de Loup Solitaire et de SoloVox)

Après un interlude musical confié au duo composé de Rémi Lauzon et Marc Déziel, la relève poétique, en l’occurrence Robert Hamel et Vicki Laforce, a pris la parole. Le premier a lu deux poèmes en prose aux accents contemporains, tandis que la seconde a présenté quatre textes empreints de romantisme et de symbolisme, tantôt en prose, tantôt en vers.

La soirée s’est terminée par la traditionnelle séance de micro ouvert. Une dizaine de poètes ont défilé sur scène après le coup d’envoi de Jean Barbe, un texte qui pourrait fort bien s’intituler Partagez. Chaque auteur a proposé des contenus plus variés les uns les autres. Malheureusement, je ne dispose pas de la liste complète, mais je mentionnerai les Jean Yves Metellus, Martin Martimots Rivest, Caroline Hébert, Anatoly Orlovsky, Ponctuation G Actif, Alain Cormier, Bertrand Laverdure, Anthony Roger, Maxime de Cayer et autres Normand Lebeau, ce dernier ayant déridé l’assistance avec un texte à la fois truculent et grivois, Monsieur Zizimou.

Bref, la poésie était en fête, et les visages ravis étaient nombreux à la fin de cette soirée exceptionnelle.

La prochaine édition de SoloVox aura lieu le 25 avril prochain alors que la consultante spécialisée en médias sociaux Michelle Blanc sera parmi les invités. La liste des artistes ayant confirmé leur présence inclut également Bernard Courteau, Jean Yves Metellus, Alain Cormier, KORAZON Nord-Sud et Dramane Komé. D’autres sont susceptibles de s’y ajouter. L’événement aura lieu comme toujours au bar L’Escalier, au 552, rue Sainte-Catherine Est, à deux pas de la station de métro Berri-UQAM et du magasin Archambault.

Rappel : Soirée SoloVox du 28 mars

L'affiche de la soirée SoloVox du 28 mars 2012.

La soirée SoloVox du 28 mars prochain vous en mettra plein les… oreilles! En effet, le poète montréalais Éric Roger, le grand responsable de l’événement, a concocté un menu spectaculaire pour l’occasion. Le romancier Jean Barbe récitera d’abord La marche à l’amour du grand Gaston Miron avec le concours de l’assistance. Puis, Roger Tabra, complice d’Éric Lapointe et auteur de centaines de chansons, livrera ensuite sa poésie avant de céder le micro à Tony Tremblay, récipiendaire du prix Émile-Nelligan 1998. Viendront ensuite tour à tour les musiciens Rémi Lauzon et Marc Déziel. Comme toujours, la soirée fera la part belle à la relève en accueillant Vicki Laforce et Robert Hamel, puis se clôturera par la traditionnelle séance de micro ouvert. Le tout aura lieu de 19 h à 21 h, au bar L’Escalier, 552, rue Sainte-Catherine Est, à deux pas du métro Berri-UQAM. Le prix d’admission est de 7 $ et vous donne droit à un livre de poésie au choix.

À propos d’Éric Roger
Né en 1969 à Montréal, Éric Roger est un prolifique poète et un fanatique de musique. En 1994, il entreprend à CISM un parcours radiophonique qui se soldera par 450 émissions à l’antenne, puis relance Poète, vos papiers! à CINQ-FM. Il publie six recueils de poésie entre 1995 et 2012, soit :

  • Simple Imagination (1995)
  • Dans la bonne saison des talents (1996)
  • Un Paradis dans le néant (2006)
  • Narcissique dans le bec de l’autruche (2010)
  • Admission pour nulle part (2011)
  • Le Théâtre de l’âme (2012)

Au tournant des années 2000, il lance et anime les soirées de poésie-slam SoloVox, point de rencontre des musiciens et des poètes, faisant ainsi revivre la tradition des soirées de poésie qu’avait institué son ex-mentore, la regrettée poétesse Janou Saint-Denis.

Pour plus d’information, consultez le www.solovox.ca.

Arrivée spectaculaire du printemps à SoloVox

Affiche de la soirée SoloVox du 28 mars

Le poète montréalais Éric Roger, le grand manitou de SoloVox, a concocté un menu spectaculaire pour l’édition du 28 mars prochain. En lever de rideau, le romancier montréalais bien connu Jean Barbe demandera à l’assistance de réciter avec lui La Marche à l’amour du grand Gaston Miron. Roger Tabra, complice d’Éric Lapointe et auteur de centaines de chansons, livrera ensuite sa poésie avant de céder le micro à Tony Tremblay, récipiendaire du prix Émile-Nelligan 1998 pour son recueil Rue Pétrole-Océan. Viendront ensuite tour à tour les musiciens Rémi Lauzon et Marc Déziel. Comme toujours, la soirée fera la part belle à la relève en accueillant Robert Hamel et Vicki Laforce, puis se clôturera par la traditionnelle séance de micro ouvert. Le tout aura lieu de 19 h à 21 h, au bar L’Escalier, 552, rue Sainte-Catherine Est, à deux pas du métro Berri-UQAM. Le prix d’admission est de 7 $ et vous donne droit à un livre de poésie au choix.

À propos d’Éric Roger
Né en 1969 à Montréal, Éric Roger est un prolifique poète et un fanatique de musique. En 1994, il entreprend à CISM un parcours radiophonique qui se soldera par 450 émissions à l’antenne, puis relance Poète, vos papiers! à CINQ-FM. Il publie six recueils de poésie entre 1995 et 2012, soit :

  • Simple Imagination (1995)
  • Dans la bonne saison des talents (1996)
  • Un Paradis dans le néant (2006)
  • Narcissique dans le bec de l’autruche (2010)
  • Admission pour nulle part (2011)
  • Le Théâtre de l’âme (2012)

Au tournant des années 2000, il lance et anime les soirées de poésie-slam SoloVox, point de rencontre des musiciens et des poètes, faisant ainsi revivre la tradition des soirées de poésie qu’avait institué son ex-mentore, la regrettée poétesse Janou Saint-Denis.

Pour plus d’information, consultez le www.solovox.ca.