Hyperborea : poètes de l’espace-temps

Hyperborea

Il m’arrive de penser que la poésie est non seulement un art en soi, mais qu’elle est aussi un souffle qui habite d’autres formes artistiques — dont la musique et les arts visuels —, leur conférant une grâce singulière. Sans compter qu’elle peut surgir partout et à tout moment : dans un wagon de métro, sur la rue, au hasard d’une rencontre ou d’une conversation. Ainsi, il existe à mes yeux une poésie urbaine, tout comme il existe une poésie de la vie. Il y a la poésie qui se lit et s’écoute. Il y a aussi la poésie qui se regarde et se ressent.

C’est dans cet esprit que je vous présente aujourd’hui le duo néerlandais Hyperborea. La grâce aura marqué sa trajectoire, les deux artistes ayant dû modifier leurs plans en raison des aléas de la vie. Résultat : ils ont créé une forme d’art plus unique encore que celle projetée au départ.

Voyage dans l’univers des poètes de l’espace-temps.

Hyperborea

Hyperborea est un duo composé d’un homme et d’une femme. Madeleine et Willem (on ne trouve aucune mention de leur nom de famille sur leur site Web) pratiquent ensemble diverses disciplines artistiques, dont la sculpture, la photographie, la vidéo et la musique, depuis 1993.

Ils créent à leurs débuts une imposante collection de sculptures en marbre et en granit, mais, en raison des problèmes de santé de Willem, ils devront renoncer à façonner la pierre. Se tournant vers l’art numérique, ils font de l’ordinateur leur principal outil de création. Il s’agit alors d’un véritable choc culturel pour le duo qui vivait jusque-là littéralement « à l’âge de pierre ».

Peu à peu, Hyperborea se familiarise avec des logiciels de création et de production. Madeleine et Willem souhaitent offrir à leur public l’expérience d’un monde différent : un univers paisible dominé par des formes de vie gracieuses et des paysages spectaculaires. Hyperborea double ses décors enchanteurs de trames sonores, histoire de donner au spectateur l’impression d’habiter les lieux. Encore une fois, c’est en utilisant des instruments numériques que Madeleine et Willem composent leur musique électronique, laquelle rappelle parfois Tangerine Dream, parfois Steve Roach.

Vous pouvez admirer la poésie visuelle et sonore de Hyperborea sur sa chaine YouTube.

Dangerous Curves (King Crimson)

Tableau : Baigneuses no 9, Alexei Bazanov

Tableau : Baigneuses no 9, Alexei Bazanov

Pour en savoir davantage sur Alexei Bazanov, consultez son blogue Artodyssey. Vous trouverez également plus d’information sur King Crimson sur le site allmusic.com.

© Alexei Bazanov
© King Crimson

Your Face (Peter Murphy)

Marilyn Monroe

Your Face
Water Lily
Freedom
Where does the
Spirit lay?
Freedom
Lying in shadows
Of light and clay

I trace your feet
Like transparent thrones
I dream of your clinging
I am not alone
I glide with you
Draw you with kole
Your paint the river
I am not alone

That lover
In the crash
That scent
Lingers now
Your face

Your face

I trace your feet
Like transparent thrones
I dream of your clinging
I am not alone
I glide with you
Draw you with kole
Your paint the river
I am not alone

Opium dans le ciel

Voix lactée

Opium dans le ciel
Opium dans le ciel
Formes rondes, formes belles
J’ai des amis qui en abusent mais moi
Ma bohème s’use
Voie lactée, émeraude
La séance est avant l’aube
Les insomniaques s’amusent mais moi
Ma bohème s’use
Mais moi, ma bohème s’use

La terre pivote et autour d’elle
Des âmes flânent
une âme espère et l’autre rêve
Des âmes planent

L’espace garde en otage
Le lunatique en son ouvrage
Et le dauphin flou sous l’hymen d’eau
Que la lune suit de ses flambeaux
Vous les bonheurs célestes
Vous qui veniez dans ma cambuse
M’aimez-vous encore, aimez-vous ce qu’il reste
Une fois que le temps prend l’homme et l’use?
Que le temps prend l’homme et l’use…

La terre pivote et autour d’elle
Des âmes flânent
Une âme espère et l’autre rêve
Des âmes planent

© Les Éditions Kaligram. Tous droits réservés pour tous pays.

Vous pouvez vous procurer Les insomniaques s’amusent en version MP3 ou CD chez Archambault.