L’Exil (Yvon d’Anjou)

En cette froide journée d’hiver, Lune funambule relaie un texte d’Yvon d’Anjou publié quelques semaines plus tôt sur www.bazoom.ca. Il vous suffit de cliquer sur l’hyperlien qui précède pour l’afficher.

Bonne lecture!

Conclusion – D’une atmosphère bleue (Louis Geoffroy)

Dieu Amérike

miettes de pain collées au palais du dieu amérike et chamarre intense de sacrifices désamorcés les révolutions ne sont génèse que d’ultimes retranchements mais fins d’atteinte au cœur du sexe.

les déesses mexica roulent sur la main avec des mains couleurs de brume.

je m’insurge du bleu à fracas nazi et les horreurs intense délabrement quand les soleils aux crânes fracassés titubent devant la loi et l’odeur de framboise réveille des mirages de tristesse ma terre va flamboyer de précipices en scléroses et deux mots raconteront la vie pour un peu formule publicitaire.

– Louis Geoffroy, totem poing fermé

Massacre (Louis Geoffroy)

MassacreMassacre
fauchées
fauchées
elles se sont couchées sans pudeur
molles
flasques
et les mots durs giclent de partout
batouque de mon corps
tam tam TAM tam tam TOM tam tam TAM tam tam TOUM
et les longs hurlements intestinaux du trane les tuent tous autant qu’ils sont proses vociférantes de l’amour au passage des ailes de la vie cadavres que le sorcier a ranimés pour les besoins du c’oq-mo’t verbes du couchant du levant lancés avec le soleil ou avec la lune car pâlit et s’épanche dans son sang l’oiseau turquoise qui me fait crier qui me fait hurler à l’immense fleur jaune comme un loup assoifé
il ne reste que des ruines
et vraiment batouque de mon corps
mon corps n’est et ne sera que ce qui compte
ou bien ton corps
si aimes
mieux
ou moi

– Louis Geoffroy, Totem poing fermé