Entrevue Jean-Paul Daoust aux Contes à rendre

Entrevue de près de deux heures avec Jean-Paul Daoust, auteur d’une quarantaine de recueils de poésie, de deux romans et d’un récit ainsi que poète en résidence à l’émission Plus on est de fous plus on lit sur les ondes de la Ici Radio-Canada Première, 95,1 FM depuis août 2011. Réalisée dans le cadre de l’émission Les contes à rendre sur les ondes du Radio Centre-ville, 102,3 FM à Montréal et http://www.radiocentreville.com partout dans le monde, cette entrevue sera diffusée en plus d’une partie en mars 2015.

 

L’art du balbutiement de Nathalie Noël

Nathalie Noël, l’auteure du blogue à caractère poétique Balbutiements.

Depuis quelques mois déjà, la poétesse et écrivaine Nathalie Noël produit régulièrement de fort jolis balbutiements sous forme de haïkus sur son blogue simplement intitulés Balbutiements (nathalienoel64blogspot.com). Formée aux arts visuels et à la danse, Nathalie Noël enseigne les arts. Outre ses activités professionnelles, elle se consacre à l’écriture et à la photo.

Attiré puis séduit par la luminosité et la puissance évocatrice de ces petits joyaux poétiques incandescents, Nocturnades a eu envie d’en savoir davantage sur l’identité artistique de Nathalie Noël. Entrevue avec la maître d’œuvre de balbutiements très éloquents.

Nocturnades : Depuis quand écris-tu?
Nathalie Noël : J’aime penser que je suis née avec un crayon dans les mains. J’écris depuis avant de savoir écrire et lire ou disons que j’écris depuis que je ne sais pas écrire. Cela peut paraître compliqué, mais l’écriture m’a toujours fascinée, et ce, depuis ma tendre enfance.

N. : Comment es-tu venue à la poésie?
N. N. : Par hasard, à la bibliothèque du cégep, ma main s’est tendue vers le rayon où se trouvaient Prévert, Baudelaire, Éluard, Breton et surtout, surtout… Blaise Cendrars. Quelques années plus tard, la découverte de Gaston Miron confirmera la grandeur, la force, la puissance de la poésie et l’importance que celle-ci a pour moi. Ces deux auteurs sont encore présents aujourd’hui, de manière plus discrète certes, mais ils ont été déterminants. Ce sont d’inépuisables sources d’inspiration.

N. : Quelles sont tes principales influences?
N. N. : Ma rencontre — laquelle tient aussi du hasard — avec les poètes de la revue Gaz moutarde me permettra plus tard d’aborder l’univers de la publication et de côtoyer des monstres sacrés tels que Josée Yvon, Denis Vanier, Jean-Paul Daoust, José Acquelin, Mario Cholette, David Hince et d’autres encore.

N. : Qu’est-ce que l’écriture pour toi?
N. N. : Elle permet tout. Elle existe sans l’écriture; elle est respiration, mouvement, source intarissable. Elle me permet « de ne pas devenir folle », de conserver mon équilibre, de jouer avec les mots et de déborder à ma guise des conventions. Écrire est vital. L’écriture est ma première compagne.

C’est ma médecine, ma voie de sortie ou d’entrée. Elle me permet de libérer le trop-plein ou le vide que la vie s’évertue à m’offrir.

N. : Quel but poursuis-tu quand tu écris?
N. N. :
L’écriture me permet de révéler la sacralité que nous avons tous en nous et qui est parfois occultée par les nécessités de la vie matérielle. Elle me sert à amplifier, à transformer, à recréer et à redessiner le simple sentiment d’aimer et d’être aimé. Elle unit l’immensité de la nature à la petitesse de l’humain et laisse émerger le presque invisible de la vie, la beauté et la grandeur de l’âme humaine.

Pour terminer cet entretien et illustrer notre propos, voici en guise de conclusion quelques haïkus tirés du blogue de Nathalie Noël et publiés récemment :

ça peut faire ça le pain
des tranches de vie
des confitures sur le lit

je suis disparue
il faudra sortir la baguette
et puis compter jusqu’à demain

entre dans mon petit abysse
il fait chaud
c’est toi ma voile sous-marine

un drap de peau blanc
où inventer nos joies
sous le tropique d’hiver

joindre les mains
ensemble le salut
la liberté de ne pas être égo

Nathalie Noël diffuse également ces haïkus par l’entremise de sa page Facebook (http://www.facebook.com/nathalie.noel.640?fref=ts).

Nocturnades en mode veilleuse pour l’été

L’été 2012 marque une période de transition pour Nocturnades.

La vie rugit. La vie surgit. La vie se vit à la vitesse grand V.

Depuis près de deux mois déjà, Nocturnades n’a rien publié. Pourtant, l’actualité poétique montréalaise et québécoise n’a pas manqué : soirée Solovox consacrée à Janou Saint-Denis et mettant en vedette Pierre Harel; Festival de la poésie de Montréal; Nuit de la poésie Chantier libre avec de grandes pointures, dont Martine Audet, Claude Beausoleil, Jean-Paul Daoust, Éric Roger, Tony Tremblay et Yolande Villemaire; etc. Mais votre humble serviteur était affairé à apprivoiser une autre de ses « fins du monde ». Bien sûr, ce n’est pas si grave — elles reviennent périodiquement, je m’y suis habitué et je connais maintenant le contenu du guide de survie du « rupturé » de l’amour par coeur. Néanmoins, chacune de ces apocalypses personnelles exige beaucoup de temps.

Mais je ne vous oublie pas. Pour cette raison, je vous envoie cette carte postale, qui vous parvient des débuts de ma nouvelle vie. C’est ma façon de vous dire : « Oui, d’accord, j’ai de la broue dans le toupet (et parfois même de la bruine dans les lunettes), mais je suis toujours là, je pense à vous bien fort et j’ai hâte de vous retrouver ». Nocturnades muera sans doute une fois de plus. J’ai des projets plein la tête et je n’ai pas envie de faire cavalier seul. Mais l’aventure se poursuivra, sous une forme ou sous une autre. J’ai (nous avons?) bien hâte de vous offrir de nouveaux billets.

D’ici là, d’ici à ce que je conçoive ce nouvel univers, je vous souhaite un bel et doux été. Profitez-en bien — il est si court (le Québécois du moins) — et laissez-vous imprégner de la caresse du vent… jusqu’à ce que celle des mots prenne le relais.

Jean-Marc Desgent, lauréat du Prix de la bande à Moebius 2011

Jean-Marc Desgent, lauréat du Prix de la bande à Moebius 2011 pour son texte intitulé « Le joli théâtre de Platon ».

Le Prix de la bande à Moebius 2011 a été décerné à Jean-Marc Desgent pour son texte intitulé Le joli théâtre de Platon, paru dans le no 126 de la revue Moebius : Dignité/Intégrité (numéro piloté par Jack Kéguenne). L’annonce en a été faite le mardi 27 mars à 19 h, à l’atrium de l’édifice Gaston-Miron.

Les autres finalistes étaient Catherine Cormier-Larose pour Avoir peur que le nouveau yoga soit du pole dancing : vignettes muséales (Moebius 129 : Le nu, numéro piloté par Jean-Simon DesRochers) et Jean-Paul Daoust pour Fière allure (Moebius no 126 : Dignité/Intégrité). Une mention spéciale a été accordée à Sandra Gordon pour Ptérosaure (Moebius 128 : Arbres, piloté par Bruno Lemieux).

Le jury du Prix de la bande à Moebius était composé de Claire Dé et Andrée A. Michaud. Après l’annonce du lauréat, celui-ci a fait lecture de son texte. Le Prix de la bande à Moebius récompense le meilleur texte paru dans la revue au cours de l’année. Jean-Marc Desgent reçoit un chèque de 300 $. Pour leur part, les trois finalistes se méritent un abonnement d’un an à la revue Moebius.

À propos de la revue Moebius
La revue thématique Moebius se définit comme une revue d’écritures et de littérature. Elle est précisément un lieu de prise de parole qui n’a que faire de l’étanchéité des genres et accepte donc tous types de textes littéraires : conte, nouvelle, court essai, poésie. Car il faut une pluralité d’écritures pour constituer une littérature (www.revuemoebius.qc.ca).