Echoes (Pink Floyd)

Echoes

Echoes
Overhead the albatross hangs motionless upon the air
And deep beneath the rolling waves in labyrinths of coral caves
The echo of a distant tide
Comes willowing across the sand
And everything is green and summery

And no one showed us to the land
And no one knows the where’s or why’s
As something stirs and something tries
And starts to climb towards the light

Strangers passing in the street
By chance two separate glances meet
And I am you and what I see is me
And do I take you by the hand
And lead you through the land
And help me understand the best I can
And no one calls us to move on
And no one forces down our eyes
No one speaks
And no one tries
No one flies around the sun

Cloudless every day you fall upon my waking eyes
Inviting and inciting me to rise
And through the window in the wall
Come streaming in on sunlight wings
A million bright ambassadors of morning

And no one sings me lullabies
And no one makes me close my eyes
So I throw the windows wide
And call to you across the sky.

Paroles et musique : David Gilmour, Nick Mason, Roger Waters et Rick Wright (Pink Floyd)

Le pays au bout des lèvres

Gaston Miron

Dans la foulée des billets sur la Nuit de la poésie du 3 août 2013, Lune funambule tient à souligner deux importants documents cinématographiques. Signés Jean-Claude Labrecque et Jean-Pierre Masse, ces documentaires — La Nuit de la poésie 27 mars 1970 et La Nuit de la poésie, 28 mars 1980 — témoignent de la prise de parole au Québec à cette époque. Pour mieux apprécier ces deux films, il convient de les situer en contexte.

Jean-Claude Labrecque

Le cinéaste Jean-Claude Labrecque, coréalisateur de ces deux documents historiques.

Ainsi, la nuit de la poésie de 1970 s’est déroulée pendant la montée du mouvement nationaliste québécois et à l’aube des événements d’octobre, lesquels conduiront à l’adoption de la Loi des mesures de guerre et à la détention arbitraire d’un certain nombre de militants indépendantistes et d’artistes. En novembre 1976, un parti souverainiste, le Parti québécois, sera porté au pouvoir pour la première fois de son histoire.

Visionnez La Nuit de la poésie 27 mars 1970.

De même, il convient de se rappeler que la seconde nuit de la poésie, celle du 28 mars 1980, précède de peu le premier référendum, lequel a eu lieu le 20 mai 1980. Après la défaite du Oui, un vent de morosité souffle sur la culture d’ici. Le public québécois boude alors ses artistes et se tourne vers les produits culturels étrangers. Ce phénomène s’observe notamment en musique populaire, où la popularité des Beau Dommage, Harmonium et autres Offenbach en prend pour son rhume.

En quelque dix ans, le Québec passe du rêve indépendantiste au cauchemar de l’échec référendaire. Une décennie marquante immortalisée par les films des cinéastes et les mots des poètes. Deux questions pour terminer : le Québec a-t-il encore quelque chose à dire? Et si oui, y a-t-il encore quelqu’un pour l’entendre et l’écouter?

Visionnez La Nuit de la poésie du 28 mars 1980.

* Veuillez prendre note que vous pouvez visionner le film La Nuit de la poésie 27 mars 1970 gratuitement, mais que vous devez être abonné au service Campus de l’ONF pour visionner La Nuit de la poésie, 28 mars 1980.